Pour Pierre Gattaz, il faut arrêter "d'emmerder les entreprises"

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" Si la France était une entreprise, elle ne serait pas en dépôt de bilan, elle serait proche de la mise en liquidation ", se désole le président du Medef Pierre Gattaz, dans une interview accordée ce 21 juillet au Figaro. Pour remettre le pays sur le chemin de la croissance, il faut selon lui que les politiques cessent " d'emmerder les entreprises. "

Pour Pierre Gattaz, il faut arrêter d'emmerder les entreprises © L'Usine Nouvelle

Le président du Medef est catégorique. "La situation économique du pays est catastrophique", affirme-t-il dans une interview publiée ce 21 juillet dans les pages saumon du Figaro. "Il n'y a plus d'investissement et plus d'embauche. Ce que je vois surtout chez les chefs d'entreprises, c'est de l'attentisme, de la méfiance", poursuit-il.

Il faut réanimer le noyé

Pour Pierre Gattaz, et pour le vice-président de l'organisation patronale Geoffroy Roux de Bézieux, "l'idée d'Arnaud Montebourg de consacrer un tiers des 50 milliards à baisser le déficit public, un autre tiers à baisser les impôts des ménages et le dernier tiers à réduire les charges des entreprises est plutôt mauvaise" pour relancer la croissance.

S'il applaudit le pacte de responsabilité qui vient d'être voté, le patron des patrons attend le passage à la phase deux : "Le noyé a été ramené sur la plage, il faut le réanimer", affirme-t-il au Figaro. Pour y parvenir, il attend du gouvernement plus de cohérence. "On ne peut pas dire que l'on veut baisser les charges et nous sortir d'un coup une taxe sur les séjours hôteliers. Je vais faire du Pompidou : 'Arrêtez d'emmerder les entreprises !'."

Arme de construction massive

Pour lui, la fiscalité doit devenir "une arme de construction massive. [… ] Nous sommes [aujourd'hui] dans une situation où elle décourage, que ce soit la fiscalité des rémunérations variables, le forfait social, la fiscalité sur les investissements des actionnaires..."

Pour redresser le pays, et créer le million d'emplois que le Medef réclame, le seul pacte de responsabilité ne suffira pas : "Il faut regarder le sujet des seuils sociaux, parler de l'interdiction du travail le dimanche et après 21 heures", pointe Pierre Gattaz. Il annonce que l'organisation patronale présentera au cours de son université d'été une douzaine de "mesures turbo", pour générer de l'emploi rapidement.

Lélia de Matharel

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