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L'Usine de l'Energie

Pour Nicolas Hulot, "le nucléaire n'est plus une énergie d'avenir"

Sybille Aoudjhane ,

Publié le

Vu sur le web Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, s'est exprimé sur l'énergie nucléaire au micro de France Inter, ce mardi 13 mars 2018. A ses yeux, les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique vont rapidement la remplacer.

Pour Nicolas Hulot, le nucléaire n'est plus une énergie d'avenir
Pour Nicolas Hulot, "le nucléaire n'est plus une énergie d'avenir".
© Ministère de la transition écologique et solidaire

Nicolas Hulot était l’invité de France Inter ce 13 mars. Le ministre de la Transition écologique et solidaire rappelle que sa "conviction sur le nucléaire n’a pas changé" et que l’argument économique "ne prévaut plus". Pour lui, le nucléaire "n’est plus une énergie d’avenir". Car à ses yeux, "les énergies renouvelables associées à l’efficacité énergétique pourront rapidement et largement prendre la part du nucléaire".

En référence à l’accident de Fukushima, le ministre assure que personne "ne sera jamais suffisamment prudent et précautionneux" sur son usage et que l’histoire a tiré deux constantes du traitement nucléaire. La première est la "non-maîtrise des coûts" et la deuxième relève de l’insécurité permanente des centrales : "l’histoire nous a montré que ce n’était pas si garanti que ça". Nicolas Hulot précise que l’ancien premier ministre japonais, Naoto Kan, est en France et affiche désormais une position anti-nucléaire. Ce dernier était à la tête du gouvernement japonais lors de la catastrophe, il y a sept ans.

Le ministre de la Transition écologique revient aussi sur le problème des déchets nucléaires. "Ils sont là", dit-il en précisant que rien n’a encore été décidé. "Cigéo est un laboratoire et rien ne se passera de manière irréversible pendant le quinquennat". Le ministre fait référence au projet d’un centre de stockage de déchets radioactifs. En novembre dernier, Nicolas Hulot s’était déjà exprimé au micro de France Inter. Pour lui la solution Cigéo à Bure n’était "pas entièrement satisfaisante mais la moins mauvaise". "Force est de constater qu’aucun pays n’a trouvé d’alternative pour l’instant raisonnable", ajoute-il.

Un point sur la SNCF

Nicolas Hulot s’est aussi exprimé sur la SNCF, qui "ne remplit plus les services que l’on avait l’habitude de recevoir", dit-il. Et d’ajouter "c’est insupportable pour le quotidien des Français". Il s’étonne aussi que "le transport par voie ferrée coûte 30% plus cher que dans les autres pays." Pour lui, c’est un vrai enjeu à développer autour de deux axes : "le confort du transport quotidien et le transport du fret ferroviaire."

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1 commentaire

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13/03/2018 - 19h29 -

Monsieur Hulot à raison, l'avenir énergétique ne passe plus par l'atome. Mais c'est vraiment dommage qu'il ne s'intéresse pas plus au stockage de masse ? Puisque celui ci pourrait permettre de désendetter le pays .De favoriser la réindustrialisation et le développement de nouvelles technologies issues du stockage qui n'influenceraient pas le climat. Ainsi que de pouvoir produire d'innombrables emplois dans de nombreux secteurs économiques . Ils sont là les défits à relever, plus que de créer sans arrêt de nouveaux impôts impopulaires. Quant à Bure, c'est une erreur que de vouloir enterrer des produits encore actifs.Il faut les protéger, mais il faut qu'ils restent accessibles en toute circonstance .Les déchets, nous les avons crées, il faut qu'on les voient pour ne pas oublier qu'ils sont d'autant plus dangereux qu'on ne veut plus y penser ?
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15/03/2018 - 15h25 -

Les déchets nucléaires, s'ils ne sont pas à portée de vue du grand public, restent accessibles et sous contrôle. Ils sont enfermés dans des containers spéciaux, eux-même entreposés dans des galeries souterraines, un peu comme des bouteilles de vin dans une cave à vin. Ces galeries sont surveillées tant sur leur niveau de radioactivité que sur leurs accès. L'enfouissement permet de se prémunir d'une contamination de surface et aérienne en cas de fuite de l'un de ces containers qui sont par ailleurs suffisamment résistants.
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16/03/2018 - 13h46 -

Le problème de CIGEO, c'est que l'on veut boucher définitivement le site de stockage profond dans 100 ans alors que les "déchets" ou plutôt "productions monstrueuses" de l'industrie nucléaires (très chauds, extrêmement radioactifs, mortels, indestructibles, 100 fois toute la radioactivité de Tchernobyl, émetteurs de chaleur de radionucléides et de dihydrogène explosif) sont "mortels" pour plusieurs centaines de milliers d'années. Une fois les galeries bouchées par des bouchons de 30 m de béton, comment ressortir tout ces produits hautement radioactifs s'il y a une explosion, un incendie, un effondrement de terrain avec des roches trop friables, des infiltrations d'eau par les failles, fractures dus à des mouvements de terrain, ou par les puits et les circuits de ventilation, etc... On nous dit que CIGEO coûte 40 milliards pour cent ans de remplissage. 40 milliards pour cent ans, cela fait 40 000 milliards pour 100 000 ans. Qui dit que le nucléaire n'est pas cher et pas dangereux ?
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19/03/2018 - 15h57 -

Il existe déjà un site d'enfouissage de produits radioactifs dans le désert du Nouveau Mexique qui à montré les limites de cette technologie. Un feu s'y est développé sans que personne ne puisse intervenir ? D'ailleurs aujourd'hui personne n'en parle et on ne sait même pas si le feu est éteint ? De plus même si l'échauffement n'est pas important, il est constant. Ce qui finira par dessécher la couche géologique dans laquelle on à creusé le site d'enfouissage. Provoquera des fissures par lesquelles l'eau pourra s'y infiltrer et par ce mécanisme contaminer les nappes environnantes ? Enfin, à la différence d'une contamination souterraine pour laquelle il est impossible d'intervenir, un stockage de surface permet de pouvoir agir en toute circonstance. Et sa vue nous rappelle le bien fondé de devoir arrêter cette technologie mortifère au profit des renouvelables, sous peine de n'avoir un jour plus d'espace pour pouvoir vivre normalement.
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19/03/2018 - 18h49 -

Cigeo est l'un des plus grands projets industriels d'Europe !... Pour des déchets... De toute évidence, il faut arrêter d'en produire, arrêter au plus tôt ces réacteurs qui les créent
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28/08/2018 - 10h11 -

Le nucléaire c'est cher? Quel est le coût réel de toutes les autres énergies soi-disant moins sales. Quel est le coût du réchauffement climatique dû à la combustion de nos énergies fossiles, quels seront le coût et l'impact écologique du recyclage de nos panneaux photovoltaïques et de nos chères batteries? Quels sont les conséquences réelles de la fameuse transition écologie rendues possible grâce à l'exploitation des terres rares dans des conditions qu'on n'accepterait en France ou dans un pays de l'OCDE? Le nucléaire pose des problèmes, mais au moins, les déchets sont bien identifiés, et localisés en quelques points sur la terre, et c'est sûrement une des industrie qui mesure le mieux quel est le coût réel de son cycle de vie.
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