Pour NetOil, Petroplus Petit-Couronne nécessite 1 milliard de dollars d'investissement

Le groupe NetOil, basé à Dubaï, est candidat à la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, en association avec BP et Hyundai.

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Pour NetOil, Petroplus Petit-Couronne nécessite 1 milliard de dollars d'investissement

Plus d'1,1 milliard de dollars, soit environ 848 millions d'euros : c'est l'investissement chiffré par Roger Tamraz, le patron du groupe NetOil, pour assurer la rentabilité à long terme de la raffinerie normande, qu'il souhaite reprendre.

"Il y a un besoin d'investissement immédiat de 468 millions de dollars pour se maintenir à niveau", a déclaré le libano-américain dans un entretien à la publication spécialisée Pétrole et Gaz Arabes, comme le rapporte l'AFP. Ainsi que "650 millions de dollars en équipements additionnels immédiatement après la première vague afin de maintenir les marges de rentabilité à long terme et à répondre aux normes de pollution", a-t-il poursuivi.

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Dans une lettre d'intention adressée aux administrateurs judiciaires chargés d'étudier les dossiers de reprise de la raffinerie avant le 5 février prochain, Roger Tamraz s'est engagé à fournir 120 000 barils/jour pendant trois ans à raffiner à Petit-Couronne.

Pour atteindre cet objectif, Tamraz a confirmé s'être associé au groupe pétrolier britannique BP et au sud-coréen Hyundai dans son projet de reprise.

Le représentant de NetOil en France, Dominique Paret, a précisé à l'AFP que si le projet était retenu, les premiers investissements proviendraient de "crédits-exports sud-coréens", avant de projeter d'installer un hydrocraqueur dans la raffinerie.

"NetOil est intéressé par l'acquisition de la raffinerie de Petit-Couronne, qui fournit la zone de Paris, car être un raffineur est à présent une condition pour acheter du pétrole brut à des pays producteurs et le vendre dans le monde, et parce que 160 000 barils/jour représente environ 10 % du marché français", s'est justifié Roger Tamraz, dont le dossier de reprise de Petroplus Petit-Couronne a déjà été rejeté en octobre pat le tribunal de commerce de Rouen, car jugé incomplet et sans visibilité quant à l'actionnariat.

"Nous avons signé un protocole d'accord avec Hyundai qui dirigera un consortium de sociétés sud-coréennes et françaises, facilitera le financement pour la modernisation de la raffinerie et effectuera les travaux nécessaires", a-t-il déclaré à la revue spécialisée. Et de mettre en avant son expérience avec la création du groupe pétrolier libyen Tamoil, désormais public.

Une réunion le 27 novembre entre les syndicats et Matignon

Les autres lettres d’intention déposées au tribunal de commerce début novembre proviennent du Fonds souverain d'investissement libyen, d’APG (Alafandi petroleum group) dont un premier dossier a été rejeté en octobre, de la société irakienne Jabs Gulf Energy, de l’iranien Tadbir energy development group (Tedg), du consortium suisse Activapro, et de la compagnie helvète Terrae international.

A quelques jours de l'arrêt du contrat de façonnage entre l'entreprise Shell et la raffinerie de Petit-Couronne, une réunion aura lieu le 27 novembre en début de soirée entre les syndicalistes de la raffinerie et Matignon, afin de "permettre de trouver des solutions pour le site de Petit Couronne", selon Yvon Scornet, de l’intersyndicale CGT/CFE-CGC/CFDT de Petit-Couronne.

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