Pour Montebourg, l’accord signé chez Renault symbolise "le retour en France"

Interrogé sur France Info, le ministre du Redressement productif a commenté l’accord signé, le mercredi 6 mars, par la direction de Renault et les deux syndicats CFE-CGC et FO.

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Pour Montebourg, l’accord signé chez Renault symbolise

Après la signature de l’accord compétitivité chez le constructeur automobile Renault, Arnaud Montebourg a fait part de sa satisfaction sur France Info, ce jeudi 7 mars.

Les deux syndicats CFE-CGC et FO ont finalement validé cet accord qui pourrait avoir "une portée considérable s'il est signé par le troisième syndicat qui a annoncé sa signature, sous réserve pour l'instant, la CFDT".

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"C'est un accord (...) qui matérialise le retour de Renault en France, c'est à dire le retour et la relocalisation d'activités" exercées à l'étranger sur le sol français, a déclaré Arnaud Montebourg.

"Je rappelle que Renault construit à peine plus de 500 000 véhicules par an en France; l'accord dit nous allons monter à 710 000 et apporter pour la première fois - c'est un événement considérable - des partenaires (...) qui vont venir construire en France", a insisté le ministre.

En effet selon lui, le texte a induit "un échange de concessions réciproques : en contrepartie d'efforts des salariés, sur le temps de travail, sur le gel des salaires pour 2013, il y a la relocalisation de façon importante d'activités d'assemblage sur le sol national".

En contrepartie d'une augmentation du temps de travail de 6,5% par an, du gel des salaires en 2013 et de la mutualisation des fonctions support, la direction de Renault s'est engagée à "une activité minimum" de 710 000 véhicules en France (630 000 véhicules Renault et 80 000 de partenaires qui pourraient être Daimler et Nissan). Le constructeur vise un volume de 820 00 véhicules par an fabriqués en France au-delà de 2020.

Par ailleurs, les syndicats ont insisté pour que la direction s’engage à rapatrier en France des productions assurées par le site de Bursa (Turquie) et à transférer à Cléon une partie de la production de Caccia (Portugal).

Une preuve, selon Arnaud Montebourg, que "la base industrielle France est attractive" et "met en musique (sa) politique de relocalisation sur le sol français".

Astrid Gouzik

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