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Pour lutter contre le terrorisme, faut-il interdire le chiffrement des données ?

Julien Bergounhoux , ,

Publié le

Des membres de la communauté du renseignement alertent sur les mesures de protection des données personnelles qui se sont démocratisées depuis quelques années. Pour eux, la surveillance de masse des citoyens serait la seule parade possible au danger terroriste. C'est le choix de la France, qui fait toujours débat. Reste un obstacle : le chiffrement des données. Le Royaume-Uni envisage même son interdiction. Mais est-ce vraiment une solution ?



La série d'attaques meurtrières qui ont frappé Paris le 13 novembre a été l’occasion pour de nombreux acteurs internationaux de mettre en cause le chiffrement des données, comme le rapporte le DailyDot. Principal visé : le lanceur d’alerte Edward Snowden accusé d'avoir directement contribué aux attaques en révélant en juin 2013 l’étendue de l’espionnage des agences de renseignement (et tout particulièrement la NSA) au grand jour.

Leur raisonnement voudrait que les terroristes, auparavant ignorants des capacités réelles des agences de renseignement électronique occidentales, se soient alors mis à systématiquement chiffrer leurs communication, devenant insaisissables.

LE CHIFFREMENT BIENTÔT INTERDIT AU ROYAUME-UNI ?
L'argument s’inscrit dans le débat désormais classique qui oppose les partisans du respect des données personnelles à ceux prônant une plus grande supervision au nom d'une sécurité accrue. Il est suffisamment prévalent pour que le gouvernement britannique, qui s’apprête à voter une loi baptisée "Investigatory Powers Bill" (équivalent de la Loi renseignement française), souhaite qu'y figure une interdiction pure et simple des méthodes de chiffrement qui n’incluraient pas de "porte dérobée" (backdoor) permettant au gouvernement de les déchiffrer à loisir.

Sont tout particulièrement visés les géants du net pointe The Telegraph, qu’il s’agisse de Twitter, Facebook, Google ou autres, qui ont redoublé d’efforts depuis deux ans pour sécuriser les données de leurs utilisateurs. Ils seraient devenus, à en croire Robert Hannigan, le directeur du GCHQ (la NSA britannique), des "centres de commandement terroristes virtuels".
 

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