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Pour les TER trop larges, la SNCF et RFF ont manqué la correspondance

Olivier Cognasse , , , ,

Publié le

A la demande du secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, les deux opérateurs ont remis un rapport qui met en évidence certains dysfonctionnements. Manque de communication et absence d’informations expliquent en grande partie ce couac.

Pour les TER trop larges, la SNCF et RFF ont manqué la correspondance © Alstom

Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’Etat aux Transports, a préféré assumer seul la présentation du rapport  qu’il avait commandé à la SNCF et à Réseau ferré de France (RFF), après l’affaire des TER trop larges. Le secrétaire d’Etat a détaillé, lundi 26 mais, à Paris, des failles qui ne concernent en rien le choix de ces rames plus larges. "Il y a un manque de dialogue évident, notamment quand les commandes ont été passées de 2009 à 2011", a-t-il assuré. Aujourd’hui, RFF et la SNCF reconnaissent que l’incompatibilité de ces nouveaux trains avec certains quais était connue depuis 2009, mais que "les équipes n’ont pas suffisamment échangé", reconnaissent les porte-paroles des deux entreprises.

Autre constat dressé par le secrétaire d’Etat : "RFF n’avait pas de registres complets et à jour des infrastructures." Une information qui laisse pantois. Comment l’opérateur chargé des infrastructures ferroviaires ne dispose-t-il pas de toutes les données détaillées sur le réseau ? Pire, il semble que l’inaction qui s’est prolongée pendant deux ans, soit aussi du à une querelle entre la SNCF et RFF pour savoir qui devait payer la somme de 50 millions d’euros nécessaire pour raboter quelque 1300 quais. Mais ce n’est pas terminé, depuis que ces commandes ont été passées, quelques gares ont été modernisées sans prendre en compte les dimensions des futures rames. Du coup, il faudra là aussi engager  des frais supplémentaires pour rogner ces quais

Tout devrait être réglé dans les temps pour accueillir les nouvelles rames Régiolis et Regio2N fournies par Alstom et Bombardier. Une seule exception : la ligne Toulouse - Tarbes, qui nécessite de changer les circuits électriques des voies (shuntage).

L’accessibilité en jeu

Face à ce constat accablant sur ces dysfonctionnements, que les deux opérateurs minimisent, le ministre semble avoir repris la main. Il compte imposer certaines mesures. "J’ai souhaité que dorénavant toutes les commandes de trains soient conditionnées à une étude sur les infrastructures. J’ai demandé de mettre en place le registre national des infrastructures", a annoncé Frédéric Cuvillier. Les nouveaux trains TER sont conçus pour être accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Le secrétaire d’Etat aux Transports demande donc au nouveau pôle unifié qui sortira de la réforme du ferroviaire d’adapter les quais. "La carence est grande. La loi de 2005 avait pour objectif 2015 et il y a eu très peu de travaux depuis. C’est ma demande et ma commande de prendre en compte l’accessibilité sur les quais", martèle t-il. Reste à savoir qui va payer la facture ?

Olivier Cognasse

 

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