Pour le PDG de GDF Suez, "pourquoi avoir exclu la fracturation hydraulique sans l’améliorer ?"

Dans une interview au Journal du Dimanche du 10 mars, Gérard Mestrallet relance le débat sur l'exploration des gaz de schiste, encore interdite en France. En donnant l'exemple des Etats-Unis, de l'Allemagne et des Pays-Bas, il rappelle tout de même que le modèle américain n'est pas transposable en France.

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Pour le PDG de GDF Suez,

On entend d'habitude le PDG de Total sur le sujet. Christophe de Margerie s'est en effet toujours prononcé en faveur de l'exploration afin de mesurer le potentiel de la France concernant la production de gaz de schiste, brandissant le modèle des Etats-Unis.

Pour le PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, une chose est sûre : "le modèle américain n’est pas transposable", a-t-il prévenu dans les colonnes du JDD.

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"En Europe, il y aurait plus de contraintes environnementales pour produire. Nos gisements sont dans des zones plus habitées qu’aux États-Unis et la géologie est plus complexe. Nos coûts de production seraient donc plus élevés. Si le débat sur la transition se cristallise là-dessus, il n’aura servi à rien. Il y a tant de choses à faire ailleurs", étaye-t-il.

Le patron de l'énergéticien français relance le débat de la fracturation hydraulique, une technique d'exploitation des gaz de schiste encore très décriée. "Pourquoi avoir exclu la fracturation hydraulique sans l’améliorer ? GDF Suez la pratique en Allemagne et aux Pays-Bas pour produire du gaz. Elle comporte des risques comme toute activité industrielle, mais on peut l’exploiter convenablement. Le potentiel, on parle d’une centaine d’années de réserves, est considérable. Pourquoi se priverait-on à jamais de ces ressources si elles existent ?", interroge l'industriel, .

Et de brandir l'argument de l'emploi : "aux États-Unis, la production d'électricité, grâce au gaz de schiste, est devenue bon marché. Des usines ont même été rapatriées pour profiter de cet avantage et des milliers d'emplois ont été créés".

Le 20 février dernier, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a réitéré son souhait d'une recherche publique sur les alternatives à la fracturation hydraulique.

Elodie Vallerey

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