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L'Usine Energie

Pour le gaz de schiste ! Le plaidoyer des producteurs de plastique européens

Franck Stassi , , , ,

Publié le , mis à jour le 30/05/2015 À 08H51

L'essor du gaz de schiste et du charbon font évoluer l'environnement des producteurs européens de plastique, étroitement liés au destin du pétrole.

Pour le gaz de schiste ! Le plaidoyer des producteurs de plastique européens © BP

"Le paysage des matières premières évolue très fortement. De nouvelles sources d’approvisionnement pour le craquage font que l’éthane des Etats-Unis et le charbon chinois figurent parmi les sources d’énergie les moins chères au monde. Nous devons nous y adapter", a expliqué, jeudi 28 mai, le directeur général Europe de l’Ouest de l’association européenne des fabricants de matières plastiques PlasticsEurope, Michel Loubry. La dépendance du secteur aux sous-produits issus du raffinage du pétrole tend à s’estomper.

Concurrencés par d’autres sources, les produits pétroliers perdent du terrain à l’échelle mondiale, au profit de produits moins chers, tandis que l’essor des gaz non-conventionnels, à l’instar du gaz de schiste aux Etats-Unis, rebattent les cartes en matière de prix et remettent en question la compétitivité de l’industrie européenne du plastique. Ainsi, en 2014, le coût de l’éthylène s’élevait à 200 euros par tonne au Moyen-Orient et à 400 euros par tonne aux Etats-Unis, contre près de 1000 euros par tonne en Europe, qui ne dispose pas des mêmes ressources.

Michel Loubry loue l’exemple de la Grande-Bretagne, qui a déverrouillé l’exploration du gaz de schiste en 2014. "Il faut espérer que d’autres pays européens fassent de même !", lance-t-il, sans pour autant s’avancer sur les gains de compétitivité potentiels que pourraient en espérer les industriels. "L’exploitation des gaz de schiste américains n’est pas près de s’arrêter. En France, avec nos réserves, il n’y a pas de raisons que l’on soit moins compétitifs qu’aux Etats-Unis… Toutefois, la complexité des règles liées à l’exploitation du sous-sol et les nombreux recours et demandes d’autorisations allongeraient considérablement le temps entre les décisions d’exploitation et les réalisations", complète-t-il.

Ces nouvelles sources n’affectent pas seulement les coûts de production des produits en plastique, mais aussi les infrastructures. Les craqueurs doivent être adaptés à ces matières premières "bon marché" qui, si elles permettent de produire moins cher, requièrent de lourds investissements pour pouvoir être exploitées. "L’Europe va adapter certains de ses craqueurs au gaz, particulièrement en Grande-Bretagne qui se lance dans l’exploitation de ses gisements de gaz de schiste", indique PlasticsEurope, qui souligne par ailleurs les difficultés de la filière européenne à s’adapter aux évolutions de la parité euro/dollar, ses fournisseurs basés en zone dollar ayant tendance à privilégier d’autres zones plus rémunératrices.

Franck Stassi

La production européenne recule sur cinq ans
En 2014, l’Europe a représenté 19,6% de la production mondiale de plastiques, contre 25% en 2009. Ce recul est aussi de mise pour la zone Alena (Accord de libre-échange nord-américain) dont la part est passée de 23% en 2009 à 18,6% en 2014. La grande gagnante de ces évolutions est la Chine, qui en 2014 s’est arrogée 26,4% de la production mondiale, contre 16,5% cinq ans plus tôt.

 

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