Pour le commissaire européen à l'industrie, Ulcos n'est pas mort à Florange

[ACTUALISE] - Antonio Tajani a regretté les "difficultés techniques" qui empêchent ArcelorMittal de participer à l'appel d'offres européen sur un projet de captage et de stockage du CO2. Il estime que Florange pourra retenter sa chance rapidement.

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Pour le commissaire européen à l'industrie, Ulcos n'est pas mort à Florange

Cafouillage autour d'Ulcos. Présenté comme un des derniers espoirs pour le site sidérurgique ArcelorMittal de Florange, le projet européen visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone liées à la production d’acier en Europe, a été court-circuité, le 6 décembre, par l'annonce de la Commission européenne du retrait de Florange de l'appel d'offres en cours.

"ArcelorMittal a informé la Commission qu'il retire le projet Ulcos à cause de difficultés techniques", a alors indiqué à l'AFP le porte-parole de Connie Hedegaard, la Commissaire en charge du Climat.

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Pour autant, "un nouvel appel d'offres est possible", a affirmé Antonio Tajani lors d'un point presse dans la matinée à Bruxelles. "ArcelorMittal a parlé de problèmes techniques, j'espère qu'on pourra les résoudre dans les semaines qui viennent", a confié le Commissaire européen à l'industrie, qui a appelé à "défendre l'industrie de l'acier en Europe".

Notamment au "prochain appel d'offres qui sera lancé l'an prochain", a abondé Connie Hedegaard.

"La première conception" du projet Ulcos "rencontre de réelles difficultés technologiques, mais nous avons obtenu d'ArcelorMittal qu'il ne soit pas abandonné", ont confirmé à l'AFP les services de Matignon. L'accord signé le 30 novembre entre le gouvernement et Mittal est donc "toujours valable".

Un "Ulcos 2" en préparation ?

ArcelorMittal "s'est engagé à poursuivre les travaux d'Ulcos (...) Nous négocions avec ArcelorMittal pour que le groupe s'engage sur un certain montant d'investissement dans ce projet", assure un proche du Premier ministre Jean-Marc Ayrault au journal Le Monde.

"Ce qui a été annoncé par la Commission européenne est en parfaite cohérence avec ce qui figure dans l'accord signé avec le gouvernement français", a tenu à rappeler la direction d'ArcelorMittal dans un communiqué un peu plus tard. "Cela ne signifie en aucun cas l'abandon du projet Ulcos (...) mais qu'aujourd'hui, dans l'état actuel des recherches, étant donné les difficultés techniques rencontrées, le projet Ulcos remis dans le cadre de l'appel d'offre NER 300 - phase 1 - ne peut être mis en place", explique le communiqué.

Toujours selon Le Monde, qui cite une source à Matignon, un projet "Ulcos 2" serait même en préparation et devrait voir le jour au second semestre 2013. "Son passage au stade de test industriel pourrait nécessiter dix-huit mois à deux ans d'études préalables", croit savoir le journal du soir.

Le projet européen Ulcos de captage et de stockage du CO2 est une initiative ultra-innovante qui aurait fait de Florange la tête de pont mondiale d’une nouvelle manière de produire de l’acier.

Concernant la demande de cofinancement européen pour que ce projet se fasse sur un des deux hauts fourneaux de Florange, la Commission européenne doit rendre son verdict le 13 décembre. Avec le retrait d'ArcelorMittal, Ulcos se fera sans Florange.

Tous les projets européens Ulcos abandonnés

Un effet ArcelorMittal ? Suite à l'annonce du retrait de Florange à l'appel d'offres pour le projet Ulcos de captage et stockage du dioxyde de carbone (CSC), la Commission européenne vient d'annoncer que tous les projets européens de captage et de stockage du qui étaient en lice cette année sont abandonnés, rapporte l'AFP.

Aux côtés de Florange, sept autres projets étaient en lice : un en Pologne, un aux Pays-Bas, un en Italie et quatre au Royaume Uni. Les 1,5 milliard d'euros de fonds européens affectés au projet Ulcos "vont maintenant être détournés vers de nouveaux projets d'énergie renouvelable", a expliqué le député libéral britannique Chris Davies. "Les espoirs de l'Europe de devenir un leader mondial dans le développement d'une technologie clé afin de lutter contre le réchauffement climatique ont été déçus".

Elodie Vallerey

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