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L'Usine Maroc

Pour la Compagnie marocaine des cartons et des papiers, 2013 est l'année de tous les investissements

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Entretien Après avoir inauguré la station d’épuration de son usine de Kénitra , il y a quelques mois qui a coûté 4,5 millions d'euros, CMCP-International Paper récidive en matière d’investissement avec l'acquisition d'une onduleuse de 5 millions d'euros pour son unité d'Agadir. Il prévoit prochainement 15 millions d'euros d'investissement pour sa partie découpe, impression et sécurité. 

Pour la Compagnie marocaine des cartons et des papiers, 2013 est l'année de tous les investissements
El Houssine Radi, directeur général des caisseries de Casablanca et Agadir de la Compagnie marocaine des cartons et des papiers
© internationalpaper.com

La filiale marocaine du papetier américain International Paper, la Compagnie marocaine des cartons et des papiers (CMCP) veut passer à la vitesse supérieure. Après l'inauguration de sa station d'épuration à Kénitra en partenariat avec Véolia et l'acquisition d'une onduleuse d'un montant de cinq millions d'euros (56 millions de dirhams) pour son usine d’Agadir, la filiale marocaine prévoit un nouvel investissement de 15 millions d'euros (168 millions de dirhams). L'Usine Nouvelle a demandé à El Houssine Radi, le directeur général des caisseries de Casablanca et d'Agadir de nous expliquer le pourquoi de ces investissements et les objectifs futurs.

L'Usine Nouvelle : Pourquoi avoir réalisé cet investissement de 5 millions d'euros pour l'achat d'une onduleuse ?

El Houssine Radi : Deux raisons principales ont motivé notre décision. La première est la mise à niveau technologique  du site d'Agadir afin d'anticiper les besoins qualitatifs de nos clients. Cette nouvelle machine de production du carton est dotée d'une technologie nouvelle génération offrant de multiples avantages. La seconde raison est liée à l'augmentation "instantanée" de notre site de production. Notre unité d'Agadir couvre un marché des fruits et légumes saisonnier par nature. Par conséquent, sur certaines périodes de l’année, nous avons besoin d’une capacité de production plus importante.  Nous avons aussi développé substantiellement notre activité à l'export. Grâce à cette machine, nous nous adaptons plus facilement aux pics de la demande.

Quelles sont les retombées que vous attendez suite à l'acquisition de cette nouvelle machine ?

Nous allons pouvoir assurer une régularité de la qualité de nos produits. C'est une avancée pour le secteur grâce à la fois au savoir-faire des opérateurs et au niveau technologique de la machine principale. Dans la région de Souss, nous allons accompagner les deux activités phares de cette région inscrites dans les programmes de développement Plan Maroc vert et Halieutis que sont les fruits et légumes et la pêche. Notre gamme de produits va intégrer notamment le pré print pour produire du carton à partir de bobines de papiers préalablement imprimées. Enfin, cet investissement structurant va nous permettre de créer une nouvelle dynamique au sein de l'usine avec une organisation qui sera bénéfique pour les équipes de production et celles de recherche et développement.

Comment avez-vous financé l'acquisition de cette onduleuse ?

Le montant global de cet investissement est de cinq millions d'euros (55,8 millions de dirhams). Il a été financé sur fonds propres. Les moyens dont nous disposons nous ont permis d’éviter de recourir à un financement externe.

Qui est le fournisseur de votre onduleuse ?

Nous avons acheté notre onduleuse en Italie chez Fosber. (Fondé en 1978, le Groupe italien Fosber fournit à travers le monde des onduleuses complètes ainsi que les mises à niveau majeures de machines à travers le monde. NDLR)

Quels investissements prévoyez-vous prochainement ?

Nous prévoyons un plan de modernisation d'un montant de 15 millions d'euros au niveau de la partie découpe et impression sur les 5 prochaines années. Une partie de cette enveloppe va concerner la mise à niveau de notre système de sécurité (sécurité du personnel, lutte incendie, hygiène...)

Comment se répartit votre activité ?

La part de notre production consacrée au marché des fruits et légumes est de 60%. Le secteur industriel couvre le cinquième de notre activité. Le cinquième restant est consacré à l'exportation.

Quels sont vos objectifs en termes de chiffre d'affaires ?

Nous avons réalisé en 2012 un montant de 585 millions de dirhams de chiffre d'affaires (52,3 millions d'euros) avec une production de 65 000 tonnes. Avec une part de marché qui avoisine les 65% au sud du pays, nous nous attendons à réaliser en 2013, un chiffre d'affaires de 780 millions de dirhams (69,8 millions d'euros) avec une production de 85 000 tonnes. Cette progression (+ 33% NDLR) est due principalement au marché à l'export qui a pratiquement doublé en 2013.

Vers quelles régions exportez-vous ?

Vers l'Afrique subsaharienne, principalement l'Afrique de l'ouest avec la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Cameroun et le Sénégal.

 

Propos recueillis par Nasser Djama

 

 

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