Pour l’Insee, l’économie française est convalescente

Le point de conjoncture de l’Insee est tout en nuances. Si le gros de la crise est passé, il faudra attendre avant de retrouver une forte croissance. Pour l’heure, un seul moteur est reparti véritablement : les exportations stimulées par la demande mondiale. Les consommateurs et les investisseurs restent prudents.

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Pour l’Insee, l’économie française est convalescente

Pour les statisticiens de l’Insee, l’économie française est en voie de rétablissement. Une rechute est possible, mais peu probable, à en croire le diagnostic des experts de la prévision économique. Il faudra toutefois du temps pour que le malade retrouve ses pleines forces.

L’amélioration est intervenue plus tôt que prévu, dès le second trimestre. L’économie française a été stimulée par la reprise de la demande des pays émergents (qui ont stimulé les exportations françaises) et par l’effet sous-estimé des plans de relance et notamment des primes à la casse.

Avant de recouvrer une bonne santé, l’économie française devra encore patienter. Le PIB devrait augmenter de 0,5 % au troisième trimestre et de 0,3 % au dernier trimestre. Mais cela ne suffira pour effacer le calamiteux premier trimestre. La prévision pour l’ensemble de l’année est une contraction de 2,2 % du PIB en 2009, la plus mauvaise année depuis 1949.

420 000 chômeurs supplémentaires

La reprise stimulée par les exportations peine à trouver des relais internes. En témoigne le taux d’utilisation des capacités de production dans l’industrie qui est 13 points en dessous de la moyenne de longue période (70,5 % actuellement contre 84 % en moyenne depuis 1976). Autant dire qu’il faudra encore attendre avant qu’une reprise sensible de l’investissement ait lieu. De même, la progression de la consommation des ménages restera modérée à + 0,7 % en 2009 . En cause : la faible progression du pouvoir d’achat et l’augmentation du chômage consécutive à la crise économique et financière. Pour le premier point, l’Insee estime que « les revenus d’activité [devraient stagner] » en 2009. Une évolution renforcée par la hausse du chômage.

En un an, 420 000 postes ont été supprimés, dont 140 000 au second semestre. A la fin de l’année, le taux de chômage frôlerait les deux chiffres, atteignant 9,7 %. Début 2008, il était de 7,1 %. Face à une hausse aussi rapide, il n’est pas étonnant que les ménages hésitent avant de sortir leur carte de crédit pour régler des dépenses de consommations. Ils sont tout hésitants quand il s’agît d’investir pour un bien immobilier. Quelques éléments incitent à l’optimisme mais il est encore trop tôt pour parler de reprise.

Tel est le tableau peint par l’Insee. Dans un tel contexte, la préparation du budget relève de l’art de l’équilibriste. Entre la maîtrise des déficits et le besoin de soutenir la demande intérieure en n’arrêtant pas trop tôt les plans de relance, le bon réglage ne sera pas aisé à trouver.

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