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Pour Jean-Bernard Lévy (EDF), la France est un modèle dans la lutte contre le changement climatique

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

A l’approche de la COP21, Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, décrit une France en avance en matière de réduction des émissions de CO2, en raison de la forte décarbonisation de son mix électrique. Pour autant, il appelle à la mise en place d’un vrai prix du carbone pour favoriser l’innovation.

 

Mardi 15 septembre, le PDG d’EDF a introduit une journée thématique sur le thème Climat-Energie, qui s’inscrivait en perspective du sommet sur le climat à Paris en décembre prochain. "La lutte contre le changement climatique est le thème de notre année, de notre siècle", lance-t-il en préambule.

Dans ce combat, la France apparaît comme un exemple, selon le patron de l’électricien national. "Notre pays, de par ses décisions énergétiques audacieuses prises par le passé et grâce à la loi de transition énergétique, est un modèle", assure Jean-Bernard Lévy. Pour illustrer son propos, il s’appuie sur l’intensité carbone de la France. Elle s’établit à 0,15 tonne de CO2 par unité de PIB, là où la Grande-Bretagne atteint 0,20, l’Allemagne 0,24, les Etats-Unis 0,36 et la Chine… 2,21 ! "Dans la lutte contre le changement climatique, la France part avec une longueur d’avance", juge le grand patron. 

Nucléaire et renouvelables

"Je rends hommage à la structure du parc de production français puisque 98 % de l’électricité est décarbonnée avec le nucléaire, l’hydraulique et les renouvelables", assure-t-il. Et d’ajouter : "Si un pays réfléchit sans dogme au meilleur mix électrique sans compromettre son bilan carbone, il aboutit au triptyque : puissance nucléaire, volontarisme dans les renouvelables et flexibilité entre ces deux énergies."

Mais le mix électrique ne fait pas tout, Jean-Bernard Lévy appelle à établir un prix du carbone plus incitatif. Si la France a une intensité carbone de 0,15 tonne de CO2 par unité de PIB, celle de la Suède est de seulement 0,10. "Ce pays a mis une taxation vraiment sérieuse du carbone à 100 euros la tonne, là où le mécanisme européen atteint à peine 6 ou 7 euros la tonne", explique-t-il. Or, le prix du carbone influe sur l’investissement et la R&D des entreprises en matière de réduction des émissions de CO2. "Il faut un prix du carbone clair qui permettra de favoriser l’innovation et de susciter des alliances", appelle-t-il. 

Ludovic Dupin

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1 commentaire

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18/09/2015 - 09h12 -

Pour être efficace et vraiment pousser les entreprises à innover il ne faudrait pas se contenter de taxer le carbone mais taxer tous les polluants en mettant l'accent sur les plus persistants.Ne pas taxer les déchets du nucléaire c'est juste faire porter aux générations futures notre besoin énergétique d'aujourd'hui.C'est intolérable !
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