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Pour gagner plus, c’est le moment de changer de travail selon une étude du cabinet Robert Walters

Christophe Bys ,

Publié le

Depuis le temps qu'on en parlait, il est arrivé. Il ? Le retournement du marché de l'emploi des cadres. Selon le cabinet Robert Walters, l'offre de postes était en nette hausse en 2017 et les salaires en hausse. Et la tendance devrait se confirmer en 2018. Parmi les nombreux enseignements de cette étude, on découvre que les mauvais managers font partir les cadres. Dommage quand une guerre des talents se profile... 

Pour gagner plus, c’est le moment de changer de travail selon une étude du cabinet Robert Walters © © Fotolia

C’est du jamais vu (ou presque) de mémoire de spécialistes du recrutement et de journalistes RH. L’année 2017 a été très bonne et 2018 devrait suivre la tendance, voire l’accentuer, à en croire la présentation faite par Antoine Morgaut, responsable Europe du cabinet Robert Walters. Comme chaque année depuis 17 ans qu'il est installé en France, le cabinet présente l'étude de rémunération européenne (en ligne ICI). Et de citer le taux de chômage des cadres de l’ordre de 4 %, soit une quasi absence de chômage, tout en précisant bien que, pour certains cadres, la situation pouvait être très difficile. Ou encore de comparer la situation à la mythique année 2007, la dernière où le recrutement de cadres était très soutenu : "on est dans un dynamique positive comme alors. La dynamique est plus profonde, car en 2007 on sentait l’existence d’une bulle tirée par les métiers bancaires. La situation actuelle concerne tous les secteurs".  Et si les années précédentes, les cadres pouvaient sembler frileux à l’idée de se retrouver en période d’essai, les réticences se sont envolées. 91 % des cadres interrogés par le cabinet se disent disposés à changer de poste. Un signe ne trompe pas, assure l’homme de l’art, "80% des cadres se disent confiants dans leur avenir".

le chant du cygne du cadre généraliste

Autre tendance identifiée par le cabinet : le marché des cadres s’est hyper spécialisé. Désormais le cadre est un expert, un spécialiste. C’est celui qui est le plus recherché demandé. Les généralistes ne sont plus les chouchous des recruteurs. Telle est aussi le cas dans l’industrie classique. L’ingénieur généraliste est moins prisé qu’il ne l’a été. A l’inverse, la reprise observée actuellement est particulièrement forte pour les ingénieurs avec une spécialité forte, comme le nucléaire ou les objets connectés. En outre, Antoine Morgaut est franchement optimiste pour l’avenir de l’industrie française, estimant que la relocalisation est en cours sous le double impact du renchérissement de la logistique et de la sous traitance. L’assemblage est de retour dans l’Hexagone !

Parallèlement à l’étude de salaires, Robert Walters a demandé à un panel de 2000 cadres les raisons pour lesquelles ils pourraient changer de postes. Même si ce n’est pas la première motivation, l’envie de gagner plus arrive dans le quinté de tête, contrairement aux années précédentes où les cadres semblaient avoir anticipé être dans des années de vaches maigres. Toutefois, pour les cadres les plus confirmés, les trois premiers facteurs cités sont l’intérêt du poste proposé, l’équilibre vie privée vie professionnelle et la qualité du management. Pour les cadres plus jeunes (avec une expérience d’au moins six mois) le tiercé change quelque peu : l’atmosphère de travail précède la qualité du management et l’intérêt du poste.

POur recruter, former vos managers

C’est dire que la question du management intermédiaire va devenir de plus en plus stratégique pour de nombreuses entreprises dans un contexte de pénurie, voire de guerre des talents. Un mauvais manager peut faire partir de bons éléments, tandis que les bons ont un pouvoir d’attraction important.

Les cadres les plus demandés travaillent dans le secteur des ressources humaines (+15% d’offres), le retail (+14 %), le conseil (+10 %) ou encore la construction et l’immobilier et bien sûr les technologies de l’information et le numérique (+8%). Les hausses de salaires peuvent atteindre 7 %. Les entreprises recherchent particulièrement des directeurs des systèmes d’information, des chief digital officer et tous les métiers autour du management de la donnée. Sur ces métiers nouveaux où un professionnel avec deux ans d’expérience a des allures de vétéran, il n’est pas rare qu’on propose à un candidat +20% de salaire bruts pour l’attirer.  Depuis un semestre, (RGPD oblige ?), les experts en cyber-sécurité sont aussi de plus en plus demandés.

Quel que soit le secteur ou le profil du poste de cadres ou son degré de séniorité, la tendance à l’individualisation est de plus en plus forte. Toutes les indications données dans cet article comme dans l’étude concerne le salaire brut de base. Chez Robert Walters, on estime qu’aujourd’hui la part variable représente entre 20 et 25 % de la rémunération totale. Raison de plus pour bien négocier si vous décidez de faire le grand saut.

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1 commentaire

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20/01/2018 - 13h07 -

Je n'ai toujours pas l'impression que l'embauche concerne les cadres qui viennent de passer leur 50ème anniversaire. La tendance au vieillisme - une forme de racisme, et oui - se confirme. Alors quelle est l'excuse maintenant? - Car les cinquantenaire actuels sont formés à toute l'informatique et suivent les évolutions, avec un cerveau qui fonctionne toujours à fond - bah oui - et une sacré expérience! - Ah "ils sont chers"! Ben non, on baisse "notre garde" comme tout le monde. - L'image? Oui, c'est le premier point! On fait "pas jeune", donc, dans l'esprit français "pas efficace"... La vérité cachée ce sont des critères physiques honteux, qui nous permettent de nous plaindre de discrimination, autant que les femmes ou les gens de couleur. Je fais peut-être un coup de parano. En tout cas, les japonais avec qui je travaille m'appellent "Sen-Sé" - ce qui veut dire "celui qui sait".
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