Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

Chez EDF (comme ailleurs), un bon bilan ne suffit pas à sauver le patron

, , , ,

Publié le , mis à jour le 15/10/2014 À 17H13

L'Elysée a confimé avoir choisi Jean-Bernard Lévy pour prendre les commandes d'EDF. Le microcosme s'étonne. A tort. Deux raisons au moins ont poussé le président à choisir la rupture plutôt que la continuité.

Chez EDF (comme ailleurs), un bon bilan ne suffit pas à sauver le patron © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Un (bon) bilan ne sauve pas le patron ! Chez EDF, Henri Proglio l'a appris à ses dépens en voyant Jean-Bernard Lévy, l'actuel patron de Thales (A lire : Qui pour remplacer Levy chez Thales), le coiffer sur le fil pour lui succéder à la tête de l'électricien. L'ancien patron de Veolia avait pourtant pris soin de mettre en avant ses (bons) résultats durant ces derniers mois tout en soignant son influence, un domaine dans lequel il excelle.

Une occasion pour le président de la République de marquer son autorité
Mais, las, l'Elysée a décidé de ne pas le reconduire. Pour le président de la République, François Hollande, ce n'était plus l'homme de la situation. Deux raisons, au moins, ont conduit à prendre cette décision. La première, elle est politique. Malgré le soutien de Manuel Valls et de Ségolène Royal, le président ne pouvait maintenir ce patron emblématique de l'ère Sarkozy. Le reconduire aurait été un aveu d'impuissance pour François Hollande, une nouvelle preuve de son manque d'autorité, de son isolement. Symboliquement, il ne pouvait se le permettre.

Un homme neuf pour guider EDF vers la transition énergétique
L'autre raison est peut être un peu plus managériale. Pour "délivrer" la loi de transition énergétique, le président pouvait-il compter sur Henri Proglio ? Lui qui, en son temps, a croisé le fer avec le gouvernement sur la fermeture de Fessenheim ou tenté de repousser l'objectif de réduire à 50% la part du nucléaire dans production d'électricité ? Visiblement, non. Le président a préféré confier à un homme neuf (ayant d'ailleurs une expérience presque vierge en matière énergétique) la conduite de projet de long terme. 
Est-ce choquant de ne pas reconduire un patron qui a son bilan pour lui ? Pas forcément. Les défis de demain ne sont pas ceux du passé. Et, pour embarquer EDF dans le mouvement de la transition énergétique, il fallait sans doute lui trouver un nouveau leader. C'est chose fait avec Jean-Bernard Lévy.

Thibaut De Jaegher

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle