Pour Emmanuel Macron, une fusion entre EDF et Areva n'est pas à l'ordre du jour

Pour le ministre de l'Economie, une fusion entre Areva et EDF n'est pas à l'ordre du jour. "Il y a une réflexion stratégique qui a été demandée aux deux sociétés et l'enjeu n'est ni de fusionner EDF et Areva ni d'organiser un rapprochement global entre les deux groupes", a déclaré Emmanuel Macron.

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Pour Emmanuel Macron, une fusion entre EDF et Areva n'est pas à l'ordre du jour
L'Etat a demandé à Areva et à EDF de repenser leurs relations industrielles et commerciales mais une fusion entre les deux groupes n'est pas à l'ordre du jour, a déclaré Emmanuel Macron dans une interview à Reuters. /Photo prise le 3 mars 2015/REUTERS/Philippe Wojazer

L'Etat a demandé à Areva et à EDF de repenser leurs relations industrielles et commerciales mais une fusion entre les deux groupes n'est pas à l'ordre du jour, a déclaré ce lundi 9 mars Emmanuel Macron dans une interview à Reuters.

Le ministre de l'Economie a indiqué que la refonte souhaitée de la filière nucléaire française pouvait en revanche déboucher sur des rapprochements capitalistiques entre le groupe nucléaire et l'électricien dans certaines activités, notamment les réacteurs.

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"Il y a une réflexion stratégique qui a été demandée aux deux sociétés et l'enjeu n'est ni de fusionner EDF et Areva ni d'organiser un rapprochement global entre les deux groupes", a-t-il dit.

"Notre objectif est de repenser la relation industrielle et commerciale entre Areva et EDF et c'est là-dessus que nous avons demandé aux deux sociétés de travailler. Cela peut conduire ensuite à des rapprochements capitalistiques sur certains secteurs. Je pense aux réacteurs notamment", a-t-il ajouté.

La mise au point fait suite à des déclarations de la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, qui a indiqué sur BFM TV qu'une fusion entre Areva, en difficultés après l'annonce d'un exercice 2014 lourdement déficitaire, et EDF était une des hypothèses envisageables.

Ces propos ont ébranlé EDF en Bourse de Paris, où l'action du groupe a perdu 2,82% à 22,265 euros lundi sur des inquiétudes des investisseurs qu'il soit fait appel aux moyens de l'électricien pour consolider la situation financière d'Areva.

Pour Emmanuel Macron, "ce n'est pas EDF qui va redresser Areva".

"En revanche c’est une plus grande cohérence de la filière nucléaire qui permettra demain à EDF et Areva d'être plus fort. C'est ce à quoi nous travaillons", a-t-il ajouté, en insistant sur la nécessité de "corriger toute une série de décisions prises les années précédentes qui avaient parfois traduit un manque de cohérence".

"Nous avons demandé à Areva et EDF de travailler sur le plan stratégique et opérationnel à un rapprochement, notamment sur la partie réacteurs, soit en terme commercial à l'export soit, et l'un n'excluant pas l'autre, de manière plus approfondie entre leurs activités sur ce domaine en France", a encore dit le ministre.

Emmanuel Macron a répété qu'une recapitalisation éventuelle d'Areva par l'Etat français ne se posait pas à ce stade.

"L'Etat prend toutes ses responsabilités sur le sujet d'Areva (...) Comme je l'ai déjà dit, notre objectif n'est pas aujourd'hui d'envisager une recapitalisation par l'Etat parce que c'est avant tout des problèmes opérationnels et stratégiques à traiter bien davantage que des problèmes de bilan".

Avec Reuters (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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