Economie

Pour Emmanuel Macron, "34 plans industriels, c’est beaucoup"

Solène Davesne , , , ,

Publié le

Le ministre de l’Economie et de l’Industrie affirme le changement de style par rapport à son prédécesseur et réfléchit à regrouper certains plans industriels pour gagner en efficacité.

Pour Emmanuel Macron, 34 plans industriels, c’est beaucoup © Capture vidéo iTélé

"Il faut du volontarisme politique. Je le ferai avec mon style". Pour sa première audition devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a tenu à imprimer sa marque par rapport à Arnaud Montebourg. "La clef de la réussite de notre politique économique est de redonner de la confiance", estime le nouveau ministre.  Pas question de déclaration intempestive contre le patronat ou de grands moulinets. Renforcer la confiance pour Emmanuel Macron passe d’abord par la stabilité. "Il faut exécuter le pacte année après année mais il ne faut plus bouger la fiscalité", prévient-il.  

Des changements pragmatiques

Même s’il entend suivre le volontarisme d’Etat  de son prédécesseur, notamment pour venir en aide aux entreprises en difficulté, le ministre de l’Economie prévoit des inflexions sur certains dispositifs lancés. C’est notamment le cas des plans de la Nouvelle France industrielle, lancés il y a un an par Arnaud Montebourg et dont les feuilles de route ont été rendues à l’été.  Les 34 plans vont être "passés en revue" dans les prochains mois et pourraient voir leur nombre réduit.

"Trente-quatre plans, c’est beaucoup", estime Emmanuel Macron, qui juge aussi qu’ "il faut sans doute en regrouper certains (…) certains marchent moins bien que d’autres". Des changements "pragmatiques" au cas par cas. Pour gagner en efficacité, le ministre estime nécessaire de concentrer davantage les 3 milliards d’euros du programme des investissements d’avenir prévus pour le financement  mais aussi de simplifier le dispositif.

Un visage amène à l'étranger

Pour le reste, le changement est surtout dans le ton. Pour stimuler l’activité, Emmanuel Macron a prévenu qu’il faudrait "montrer un visage amène à l’étranger" pour attirer les investissements directs étrangers, alors que son prédécesseur avait tendu le dialogue avec General Electric ou Titan.

Sur la future loi sur la croissance, qui devrait être discutée début 2015 au Parlement pour réformer les professions réglementées, le ministre de l’Economie a aussi poursuivi son opération déminage. Histoire de calmer le jeu après la manifestation des notaires et huissiers, Emmanuel Macron entend avancer à petit pas. "Massacrer les notaires ne nous apportera pas grand-chose. Mais à plein d’endroit, on peut faire mieux pour moins cher, on peut moderniser avec le numérique, permettre aux jeunes d’accéder à certaines fonctions sans payer de lourdes charges", estime le ministre pour qui "si on est dans le jeu de posture, on arrivera à rien".

Solène Davesne

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