Pour Christophe Sirugue, les engagements d'Alstom à Belfort sont tenus

PARIS (Reuters) - Les engagements pris début octobre par Alstom pour préserver et diversifier son site de Belfort sont tenus, a jugé lundi le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue.

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Les engagements pris début octobre par Alstom pour préserver et diversifier son site de Belfort sont tenus, a jugé lundi le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, après une réunion du comité de suivi associant Etat, direction de l'entreprise, syndicats et élus locaux.

La SNCF confirmera pour sa part dans les semaines à venir une série de commandes permettant de maintenir l'activité de production de ce site, dont la direction d'Alstom avait envisagé le transfert en Alsace, avec 400 emplois en jeu à la clef.

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Les investissements promis, notamment pour faire de Belfort le centre de référence européen de la maintenance des motrices du groupe et porter de 50 à 150 le nombre de postes pour cette activité, sont en cours, a dit Christophe Sirugue à la presse.

Alstom y consacrera cinq millions d'euros, dont un million déjà engagé en 2016 pour l'aménagement d'un nouveau bâtiment industriel pour la maintenance des rames TGV et quatre millions en 2017. "L'objectif est d'aller chercher des clients pour faire de la maintenance", a souligné Christophe Sirugue.

Le groupe a également confirmé l'investissement de 30 millions d'euros pour le développement d'une nouvelle gamme de motrices hybrides diesel-électrique, à quoi s'ajoutent huit millions déjà engagés, a déclaré le secrétaire d'Etat. L'Etat contribuera à ce programme à hauteur de 4,4 millions d'euros, a ajouté le secrétaire d'Etat.

Trente millions d'euros seront également engagés à Belfort pour le TGV du futur, dont deux tiers pour l'ingénierie.

Christophe Sirugue a par ailleurs confirmé la commande de 30 trains d'équilibre du territoire (TET), qui sera actée par le conseil d'administration de SNCF-Mobilité le 16 décembre, de même que celle de six TGV pour la liaison Paris-Turin.

Les 15 rames de TGV dont la commande a été promise pour la liaison Bordeaux-Marseille () seront pour leur part actés en janvier par même le conseil d'administration et celle de 20 locomotives de manoeuvre le sera d'ici mars.

Enfin, Alstom développera à Belfort une nouvelle génération de simulateurs de conduite, l'automatisation de la conduite des locomotives et l'hybridation des systèmes de traction, avec des applications potentiels sur des véhicules routiers.

Pour Reuters, Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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