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Pour Bruno Le Maire, "Renault peut disparaître"

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Publié le , mis à jour le 22/05/2020 À 08H44

Renault "joue sa survie" et "peut disparaître", déclare le ministre de l'Economie Bruno Le Maire dans des interviews au Figaro et à Europe 1, ajoutant que le constructeur français, comme les autres acteurs du secteur automobile, doit prendre des engagements notamment sur le maintien en France de ses "activités technologiquement les plus avancées".

Pour Bruno Le Maire, Renault peut disparaître
Renault "joue sa survie", déclare le ministre de l'Economie Bruno Le Maire dans une interview mise en ligne jeudi soir sur le site du Figaro, ajoutant que le constructeur français, comme les autres acteurs du secteur automobile, doit prendre des engagements notamment sur le maintien en France de ses "activités technologiquement les plus avancées". /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes
© Gonzalo Fuentes

"Renault joue sa survie" déclare le ministre de l'Economie dans une interview au Figaro. "Sur la gravité de la crise, comme sur la situation des entreprises, je continuerai de tenir un discours de vérité : Renault joue sa survie", répond-il alors qu'on lui demande s'il peut accepter que des entreprises soutenues par l'Etat ferment des sites en France, comme Renault l’envisage. 

"Renault peut disparaître, les grands constructeurs industriels peuvent disparaître, il faut être lucide", a-t-il ajouté sur Europe 1 ce 22 mai.

Le constructeur doit détailler le vendredi 29 mai un plan drastique d'économies de deux milliards d'euros sur trois ans après avoir accusé l'an dernier sa première perte nette en dix ans. Selon le quotidien économique Les Echos, il envisagerait de fermer trois sites en France et d'arrêter la production de véhicules à Flins.

"Le groupe a demandé un prêt garanti par l’État de 5 milliards d’euros. Ce prêt, je ne l’ai pas encore signé", poursuit Bruno Le Maire

"Nous poursuivons nos discussions dans le cadre du plan de soutien à l’industrie automobile. Nous demandons aux constructeurs de prendre des engagements dans trois directions: le véhicule électrique, le respect de leurs sous-traitants et la localisation en France de leurs activités technologiquement les plus avancées." "Toutes les aides que nous apportons aux entreprises doivent être orientées dans ces deux directions: la décarbonation de l’économie française et l’amélioration de sa compétitivité", déclare-t-il au Figaro.

"Flins ne doit pas fermer"

Bruno le Maire l'affirme : "l'usine de Flins ne doit pas fermer, C’est la position du gouvernement et de l’Etat actionnaire". Le projet de Renault serait d'arrêter l'assemblage de véhicules à Flins (la ZOE y est aujourd'hui produite).

'Emmanuel Macron annoncera la semaine prochaine un plan de soutien pour le secteur automobile, particulièrement touché par les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus. En avril, les ventes de voitures neuves ont chuté de 78,3% en Europe, du jamais vu.

Avec Reuters (version française Henri-Pierre André)

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