Pour Astrium Satellites, le marché n’est pas mûr pour la propulsion électrique

Beaucoup de buzz et pas beaucoup de contrats. C’est ainsi qu’Eric Béranger, PDG d’Astrium Satellites, résume l’état actuel de la propulsion électrique. Mais l’entreprise du groupe EADS se déclare prête à développer la technologie, s’il y a une demande de ses clients.

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 Pour Astrium Satellites, le marché n’est pas mûr pour la propulsion électrique

"Aujourd’hui, nos clients font des choix plus traditionnels", reconnaît Eric Béranger, qui souligne toutefois que la propulsion électrique fait partie de l’offre d’Astrium. Pour le PDG, l’intérêt de la propulsion électrique est qu’elle libère de la place dans le satellite (en éliminant notamment l’encombrant réservoir). Ce qui signifie que l’on peut utiliser le volume libéré pour la charge utile. Et donc augmenter les fonctionnalités du satellite, à masse constante, ou bien réduire sa masse (et donc le coût de lancement) pour des fonctions équivalentes.

Les deux modes de propulsion vont cohabiter

La propulsion électrique a toutefois un inconvénient : le satellite met plus de temps à rejoindre son orbite définitive (jusqu’à 6 mois), ce qui peut être rédhibitoire, par exemple pour un opérateur de télécommunications. "Le futur ne sera pas tout électrique. Je pense que les deux modes de propulsion vont cohabiter", assure Eric Béranger.

Thierry Lucas

Astrium vend l’Alphabus

Astrium, qui a annoncé au Bourget la prochaine livraison à Kourou de son satellite Alphasat pour l’opérateur Inmarsat (lancement prévu en juillet), a indiqué que des contacts sont en cours avec d’autres prospects sur cette technologie. Alphasat est le premier satellite à utiliser la plateforme européenne Alphabus développée par Astrium et Thales Alenia Space, avec le Cnes et l’ESA.

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