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Posic mesure la position sur une seule puce

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Ils ont créé leur entreprise il y a plus de dix ans. Ils sont toujours indépendants. Et ils continuent d’innover. La start-up suisse Posic est la seule au monde à proposer un capteur de position inductif tout intégré sur une puce électronique.

Posic mesure la position sur une seule puce

Une machine-outil, un moteur électrique et certains équipements médicaux ont en commun de devoir mesurer avec précision le déplacement d’une pièce. Divers capteurs, des "codeurs" magnétiques, optiques,… permettent de le faire. Mais la solution proposée depuis peu par Posic, basé à Neuchâtel (Suisse), est unique au monde : un codeur inductif, avec le capteur et son électronique de traitement du signal sur une seule puce de silicium. Encombrement minimal garanti : 2 millimètres d’épaisseur sur 6 millimètres de long. Et comme ce microsystème, dont la résolution atteint 0,3 micron, est de plus insensible aux perturbations diverses (champs magnétiques, poussières, eau, huile,…) il est destiné aux applications les plus exigeantes. "Notre capteur est plus cher que les autres, mais ceux qui viennent nous voir n’ont en général pas d’autres solutions !", s’exclame Johan Bergqvist, l’un des responsables de Posic.

Posic, avec ses 4 employés, est une entreprise "fabless" qui conçoit et teste ses produits, mais les fait fabriquer ailleurs : la puce électronique CMOS de traitement est produite en Asie, tandis que le capteur est reporté sur le silicium par un partenaire suisse.

Le principe du capteur inductif n’est pas nouveau. Une bobine conductrice "primaire" crée un champ magnétique haute fréquence qui engendre une tension électrique induite dans deux bobines "secondaires" ; quand un objet métallique – la pièce en mouvement - passe devant le codeur, elle perturbe le champ magnétique, et un microcontrôleur en déduit sa position. Posic a miniaturisé le capteur et l’a intégré avec son circuit de traitement électronique du signal.

Le codeur inductif de Posic équipe notamment une machine cœur-poumon, équipement médical qui alimente le système sanguin pendant une opération cardiaque. Mais le capteur intégré a intéressé d’autres clients : "Nous avons vendu 25 000 pièces en 2012, mais ce sont des petites séries", indique Johan Bergqvist. Parmi les projets important, une prothèse de pied motorisée, en cours de développement avec les sociétés Maxon Motors et i-Walk.

Pas facile d’être une petite start-up quand on est née il y a plus de dix ans ? Cela ne semble pas troubler ses dirigeants, qui réalisent bon an mal an un chiffre d’affaires de 700 000 à 800 000 francs suisses, tiennent à leur indépendance… et attendent patiemment l’heure du décollage. "Des entreprises comme la nôtre peuvent grossir très rapidement dès qu’elles ont trouvé un marché de masse", remarque Johan Bergqvist. Posic est issue du CSEM (Centre suisse d’électronique et de microtechnique), un centre de recherche installé à Neuchâtel qui a donné naissance à 31 start-up en 16 ans. Parmi elles, Colibrys, spécialiste des microcapteurs inertiels (accéléromètres et gyroscopes) pour l’aéronautique et le spatial, qui emploie aujourd’hui 70 personnes pour un chiffre d’affaires de 20 millions de francs suisses… et qui a été racheté le 31 janvier dernier par Sagem (groupe Safran).

Thierry Lucas

Un centre de recherche privé

Né en 1984 de la fusion de 3 spécialistes des microtechnologies horlogères, le CSEM (Centre suisse d’électronique et de microtechnique) est une entreprise privée qui a réalisé un chiffre d’affaires de 70 millions de francs suisses en 2011 et emploie 400 personnes de 29 nationalités différentes. Installé à Neuchâtel, le centre développe des technologies génériques, à base de microélectronique et de Mems (systèmes micro électro-mécaniques), avant de les transférer à des industriels qui souhaitent les utiliser dans une application. "50% de nos chercheurs sont passés par l’industrie, et certains y retournent ", souligne Mario El-Khoury, qui dirige le centre. Le CSEM est détenu à 70% par des industriels (industrie horlogère et autres), le reste étant entre les mains d’organismes publics (Confédération Suisse et Canton de Neuchâtel). Le Centre collabore en moyenne avec 130 entreprises chaque année, dont les deux tiers sont suisses.

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1 commentaire

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06/09/2017 - 16h39 -

Merci pour l'article matériel médical
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