Ports autonomes : grève de 24 h mercredi à l'appel de la CGT

Opposée au principe de transfert par la loi des outillages et grutiers vers les opérateurs privés, la CGT appelle à un arrêt de travail de 24 h, mercredi.

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Ports autonomes : grève de 24 h mercredi à l'appel de la CGT
L'activité des ports industriels français risque d'être fortement perturbée, voire bloquée, mercredi. Vendredi dernier, la fédération CGT des ports et docks (FNPD-CGT) a lancé un appel à un arrêt de travail de 24 heures, après avoir annulé plusieurs mots d'ordre de grève les semaines passées. Le premier syndicat du secteur souhaite « sanctionner le manque de clarté et l'incohérence du gouvernement » à propos de la réforme des ports. « L'esprit de responsabilité et la conscience claire de l'intérêt général de la fédération ne reçoivent pas l'écho attendu du secrétaire d'Etat aux Transports ».

Annoncée le 15 janvier par François Fillon, la réforme des ports prévoit la reprise des investissements de l'Etat et une « modernisation de la gouvernance des ports ». Elle vise notamment à transférer au secteur privé, à l'instar des dockers en 1992, les outillages et les grutiers qui dépendent actuellement des ports autonomes, établissements publics. Le patronat de la manutention portuaire obtiendrait ainsi l'autorité unique sur les deux professions, dans les ports de Marseille, Bordeaux, La Rochelle, Nantes - Saint-Nazaire, Rouen, Le Havre et Dunkerque.

La CGT toujours prête à négocier

La FNPD-CGT réaffirme sa volonté de négocier, avec le gouvernement et le patronat, sur « l'organisation du travail harmonisé et le commandement unique sur les terminaux portuaires », ainsi que sur « l'amélioration et le rapprochement des deux conventions collectives » des dockers et des grutiers. Mais, elle refuse que le transfert vers les opérateurs privés des outillages et des personnels soit imposé par la loi. Point sur lequel Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, reste pour le moment inflexible.

Le syndicat en conclut que la concertation pourrait être annulée par le projet de loi, que le gouvernement souhaite déposer avant l'été. La CGT précise toutefois que si la réunion de demain après-midi était confirmée par le secrétariat d'Etat aux Transports, elle s'y rendrait « pour ne pas ruiner des semaines d'effort, de concertation et de discussions ».

Matthieu Maury

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