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L'Usine Energie

Portraits-robots de l’iode 131 et du césium 137

Ludovic Dupin

Publié le

Les isotopes radioactifs émis par l’accident nucléaire japonais se répandent sur toute la planète. Ce mercredi 23 mars, ils arrivent sur le Vieux Continent.

Portraits-robots de l’iode 131 et du césium 137 © D. R.

Xénon, rubidium, krypton, antimoine, tellure… Les panaches de vapeurs contaminées rejetés dans l’atmosphère par la centrale de Fukushima Daiichi au Japon contiennent de nombreux isotopes radioactifs. Mais les deux principaux, dont quelques traces quasi-indétectables devraient atteindre la France aujourd’hui, sont le l’iode 131 et le césium137.

L’iode 131 est un radionucléide très volatil. Chez l’homme, il se fixe sur la thyroïde. La prise de pastilles d’iode permet de saturer préventivement cet organe afin d’éviter ces fixations. Très actif, il possède une durée courte de demi-vie de l’ordre de 8 jours (temps au bout duquel la moitié des noyaux radioactifs a été désintégrés). C’est un marqueur régulièrement utilisé en médecine nucléaire.

Le césium 137 a une durée de demi-vie moyenne de 30,15 ans. Beaucoup moins volatil que l’iode, il se fixe sur les minéraux et s’accumule dans les végétaux et les champignons. Par la suite, il se retrouve dans l’ensemble de la chaine alimentaire. Chez l’homme, il se diffuse principalement dans les muscles et est éliminé au bout d’une centaine de jours.

D’importantes quantités de césium 137 ont été relâchées dans l’atmosphère lors de l’accident de Tchernobyl en 1986. Mais de plus grandes quantités ont été diffusées dans l’atmosphère lors des essais nucléaires en plein air dans les années 1960 (Voir graphique ci-dessous). Aujourd’hui, du césium 137 issu de ces événements se retrouve encore dans le sol et l’environnement sur toute la planète.

Rappelons que les particules qui ont circulé hors du Japon sont en trop faible quantité pour présenter un danger pour la santé. En revanche, "on s'attend à avoir des retombées plus importantes dans le voisinage immédiat de Fukushima que ce qu'on a eu dans le voisinage de Tchernobyl", a décrit Didier Champion, directeur de l’environnement à l'Institut de radioprotection et sûreté nucléaire (IRSN). Aujourd’hui, le gouvernement japonais a déconseillé de faire boire aux bébés de l’eau du robinet dans laquelle d’importantes contaminations ont été relevées.

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