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[Portraits d'ingénieurs] Samuel Houri, senior data scientist chez Artefact

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Les ingénieurs sont ceux par lesquels la magie de la science entre dans notre quotidien. Portrait de quatre d'entre eux dans notre "Guide de l'ingénieur". On commence avec Samuel Houri, 28 ans, senior data scientist chez Artefact.

[Portraits d'ingénieurs] Samuel Houri, senior data scientist chez Artefact
Samuel Houri est senior data scientist chez Artefact.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

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En partenariat avec Industrie Explorer

Même si la science des données réduit la part du hasard, tout est affaire de rencontres. Et ce n’est pas Samuel Houri qui dira le contraire. Rien ne prédestinait ce jeune homme au physique affûté comme un boxeur - le sport qu’il pratique en amateur averti - à devenir data scientist. Ne serait-ce que pour une raison logique : quand il commence ses études supérieures en 2008, personne ne parle vraiment de ce métier…

En licence de mathématiques appliquées aux sciences sociales, il pense faire de la finance et se retrouve à Centrale Lille "un peu par hasard" selon ses termes. Se spécialisant dans l’entrepreneuriat, il travaille sur l’appariement de l’offre et de la demande de travail et découvre la puissance de la donnée et de ce qu’on appelle désormais la data science. Un intérêt confirmé après un stage dans le département marketing d’une start-up londonienne, puis lors d’un premier emploi comme data scientist dans le bureau parisien d’un cabinet de consultants. "Je voulais revenir à Paris et j’ai alors été débauché", raconte-t-il. Le hasard fait bien les choses.

Aujourd’hui, senior data scientist chez Artefact, l’agence digitale qui monte, il prévient : "Je fais de la data, pas du marketing". N’en concluez pas qu’il vit dans un monde parallèle éloigné des préoccupations des entreprises, "qui dit compréhension des données, dit compréhension du business", affirme-t-il. Aimable et souriant, il sait ce qu’il veut et l’énonce clairement. Tous ses mots sont pesés, comme si avant d’être prononcés, ils passaient au travers d’un algorithme interne sacrément puissant. Ce qu’il aime aujourd’hui dans son métier ? "Chez Artefact, il y a un bon équilibre entre le conseil et la technique. Beaucoup d’entreprises prétendent faire des data, mais on se rend vite compte que l’impact sur le business est faible ou peu quantifié en amont. Ici, c’est le contraire. On commence par tenter de prouver en amont que l’algorithme qu’on met en place aura un impact sur l’entreprise de notre client." Et ce qu’il apprécie ? Le travail en équipe, avec des profils variés qu’ils soient spécialisés dans la technique, le business ou la création de campagnes.

"Au fur et à mesure, on élargit notre champ de compétences, en mathématiques, informatique ou en business. C’est à force de travailler ensemble", explique-t-il. S’il goûte les sessions de formation croisée sur des domaines généraux comme le storytelling ou l’IA, il prévient sans détour qu’il "préfère apprendre seul".

Samuel Houri n’est pas du tout le genre à évoquer un sujet qu’il ne maîtriserait pas vraiment, aussi il suit tout ce qui se fait dans son milieu professionnel. "Je n’aime vraiment pas entendre parler d’un truc que je ne connais pas, confie-t-il. Aujourd’hui, tout va très vite. Les jeunes qui arrivent connaissent mieux la techno développée il y a trois ans, car ils ont commencé à un niveau supérieur" Passionné par la data, qu’est devenu ce projet de rencontre de l’offre et de la demande ? "Je n’avais pas le feeling et je sentais qu’il y avait beaucoup de concurrents sur le projet", reconnaît-il. Et sa vocation entrepreneuriale ? "C’est en stand-by. Un bon projet c’est un bon projet au bon moment", souligne-t-il. "En attendant, maîtriser la data est important pour moi. Dans toutes les start-up qui cartonnent aujourd’hui, quand on creuse, il y a de la data derrière. Elles ont été conçues de cette façon", poursuit cet amateur de cuisine. Là aussi, pour réussir, il faut réunir les bons ingrédients, dans les bonnes proportions et suivre la recette… enfin l’algorithme ! Le hasard n’existe décidément pas.

  • École Centrale Lille
  • Âge 28 ans
  • Expérience Data scientist chez PWC
  • Et après ? « Dans dix ans, j’aimerais faire ce que les autres feront dans vingt.»

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