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L'Usine Aéro

Porté par Boeing, Daher se déploie aux Etats-Unis

Olivier James , , ,

Publié le , mis à jour le 25/01/2018 À 11H28

L’équipementier aéronautique a remporté un premier contrat avec Boeing, pour fournir des pièces au 787. L’Amérique du nord pourrait représenter un tiers de son chiffre d’affaires en 2022.

Porté par Boeing, Daher se déploie aux Etats-Unis © pascal guittet

La ténacité des dirigeants a payé. Après plusieurs années de tentatives de rapprochement, Daher décroche son premier contrat avec le géant Boeing : l’équipementier aéronautique va fournir des pièces structurelles en composites thermoplastiques destiné au programme 787. Le groupe familial français mettra à profit son savoir-faire dans ces matériaux, en particulier au sein de son usine nantaise, et commencera à livrer les premiers éléments courant 2018. Un succès – concomitant avec celui de Figeac avec Boeing – qui a été dévoilé mercredi 24 janvier, à l’occasion de la présentation du plan stratégique du groupe pour la période 2018-2022.

Daher entame une période qui devrait voir sa présence américaine se renforcer, ce qui est l’un des trois axes de son nouveau plan à côté des produits et services à haute valeur ajoutée et des solutions digitales. L’ambition est affichée : l’Amérique du Nord devra représenter en 2022 un tiers du chiffre d’affaires du groupe, lequel devrait s’établir entre 1,5 et 2 milliards d’euros à cet horizon. Un bond significatif alors que le chiffre d’affaires s’est élevé en 2017 à 1,1 milliard d’euros, dont 200 millions d’euros générés aux Etats-Unis (soit 18% du chiffre d’affaires).

Une vingtaine de contrats américains

"Notre objectif est de déployer l’ensemble de nos activités en Amérique du Nord", détaille Didier Kayat, directeur général de Daher. Ambitieux pour un groupe qui est à la fois avionneur – avec la construction du TBM – mais aussi équipementiers aéronautiques et spécialiste de la logistique et des services industriels. Reste que la ruée vers l’ouest pour Daher ne date pas d’hier, loin s’en faut. Le groupe y emploie déjà 220 personnes (sur 10 000 au total) répartis dans près d’une dizaine de sites. Il possède notamment pour ses activités aéronautiques un centre de services pour son TBM à Pompano (Floride), des bureaux à Seattle (Washington) en lien avec Boeing et un entrepôt à Savannah (Géorgie) proche de Gulfstream.

Une présence menée pas à pas – à laquelle s’ajoute celle plus récente à Querataro, au Mexique, dédiée à Airbus Helicopters –, accentuée en 2010, et qui va enfin prendre du poids dans les résultats de Daher. L’équipementier cumule une vingtaine de contrats avec des industriels majeurs tels Gulfstream, Bombardier, ainsi que le motoriste Pratt & Whitney et aujourd’hui Boeing. "Si notre croissance se confirme, nous aurons sans doute à investir un jour dans une usine sur le sol américain", précise Didier Kayat. Le dirigeant n’exclut pas non plus dans les prochaines années le rachat d’un acteur américain. Un développement qui ne se fera pas sans une âpre concurrence avec des groupes tels que Spirit, Triumph ou bien encore GKN.

L'Asie pour horizon

Signe des temps, à l’heure où l’industrie se met au diapason des technologies numériques, Daher comme avant lui Airbus vient de trouver refuge dans la Silicon Valley, à San Francisoco. Une implantation – au sein d’un accélérateur – pour le moment dirigée par deux personnes, les responsables innovation et informatique du groupe, qui vise à assurer une veille technologique et un rapprochement avec l’écosystème local. Daher pourrait rapidement nouer des partenariats et collaborer avec des start-up locales. De quoi nourrir les ambitions dans les solutions digitales de l’équipementier, qui va dans les prochains mois créer une filiale dédiée à l’édition de logiciels pour l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement.

Et déjà les dirigeants fomentent le coup d’après, dans cette stratégie d’internationalisation d'un groupe qui se renforce aussi au Maroc avec aujourd'hui trois usines. "La chaîne d’approvisionnement de Boeing est très asiatique, commente Didier Kayat. Le rapprochement de Boeing va nous ouvrir des portes. Après les Etats-Unis, nous nous tournerons vers l’Asie". Outre une équipe restreinte implantée depuis maintenant environ cinq ans, Daher assure à Tianjin (Chine), où Airbus assemble les A320 et vient d’ouvrir un centre d’aménagement cabine des A330, une nouvelle activité : la découpe et la pose de moquettes des avions. Une première pierre dans le jardin asiatique de Daher, qui grâce à son actionnariat familial n’hésite pas à inscrire ses développements stratégiques dans la durée.

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