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L'Usine Agro

Porc : "des clauses de révision de prix" pour sortir de la crise

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Les industriels de la charcuterie attendent avec impatience l’examen du projet de loi sur la consommation qui devrait leur apporter un mécanisme de répercussion des hausses de leurs coûts de production vers la distribution.

Porc : des clauses de révision de prix pour sortir de la crise © Janphi63 - Flickr - C.C

Ce pourrait être une bouffée d’air frais pour la filière porcine française. "La mise en place de clauses de révisions de prix entre les industriels charcutiers et les distributeurs permettra de recréer un cercle vertueux", estime Robert Volut, le président de la Fédération des industriels charcutiers traiteurs (Fict). Ce dispositif inscrit dans l’article 62 du projet de loi relatif à la consommation, présenté par le ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire et à la Consommation, Benoît Hamon, permettra d’augmenter ou de baisser mécaniquement les prix de certaines denrées payées par la grande distribution, en fonction de l’évolution du cours mondial des matières premières. "Il sera basé sur un indice des prix des pièces de découpes de viandes de porc calculé par France Agrimer", a ajouté Robert Volut, rappelant que plusieurs autres secteurs industriels disposent d’un tel outil. Catherine Goavec, la déléguée générale de la Fict, espère que ce système, qui ne ravit par la distribution, "puisse être voté tel quel sans amendement." L’examen du projet de loi devrait débuter à l’Assemblée nationale le 24 juin.

Une année 2012 "paradoxale"

"Ces clauses doivent être assorties d’obligations de résultats, sous peine de sanctions administratives", insiste Robert Volut, qui estime que le dispositif permettra de "passer des hausses de prix aux abattoirs et aux éleveurs". Le Crédit compétitivité emploi (CICE) devrait donner également une marge de manœuvre supplémentaire à la filière. "Nous estimons que les industriels charcutiers devraient récupérer 40 millions d’euros", a estimé Robert Volut.

Un espoir donc pour la filière porcine et en particulier pour les industriels charcutiers, qui ont vécu une année 2012 difficile. Selon la Fict, le bilan s’est encore assombri par rapport à 2011. La rentabilité nette moyenne est passée dans le rouge, à -0,5%, contre 0,5 % un an plus tôt. "Nous sommes dans une situation inédite et paradoxale : notre production et notre chiffre d’affaires sont en légère hausse mais notre rentabilité s’effondre", a alerté Robert Volut, pointant le millier d’emplois perdu par le secteur sur 2011 et 2012. La production a progressé de 2,4 % à 1,25 milliard de tonnes pour un chiffre d’affaires de 6,53 milliards d’euros, en hausse de 5,6 % par rapport à 2011. Dans le même temps, la consommation intérieure pour les charcuteries, boudins, lardons et autres saucisses a augmenté de 1,7 % à 822 000 tonnes (tous circuits). Mais ce rebond a surtout bénéficié aux importations qui ont progressé de 10,4 % à 703 millions de tonnes. Conséquence, le solde du commerce extérieur s’est encore enfoncé dans le rouge, à -382 millions d’euros, contre -325 millions d’euros en 2011.

Adrien Cahuzac

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