Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Poma va construire les premières grandes éoliennes terrestres françaises en Savoie

Manuel Moragues , ,

Publié le

Poma, le spécialiste français du transport par câble, démarrera en 2017 la production de 10 à 20 éoliennes par an en Savoie. Un chiffre modeste mais une première : Poma devrait être le seul fabricant français d’éoliennes terrestres multi-mégawatts .

Eoliennes Leitwind -DR 

La diversification paraît surprenante. Poma, spécialiste du transport par câble dont le nom est plutôt associé aux télécabines et autres téléskis, veut fabriquer des éoliennes. Le français construira un site d’assemblage qui produira des éoliennes terrestres multi-mégawatts à partir de 2017.

"Nous avons une usine en Savoie que nous allons reconstruire, toujours dans le département, pour augmenter sa capacité. Nous y intègrerons une zone pour la fabrication d’éoliennes. Les nacelles, les génératrices et les convertisseurs de puissances y seront assemblés. Cela représente un investissement de plus de dix millions d’euros", explique David Saint-André, responsable industrie éolienne de Poma.

Et de promettre : "Nous allons jouer au maximum la carte du made in France. Nous cherchons des fournisseurs français pour produire plus de 50% de la valeur de nos éoliennes en France. Nous aurons ainsi un positionnement unique en tant que fabricant français d’éoliennes terrestres multi-mégawatts."

5% du marché hexagonal

Les turbines à vent installées en France sont en effet aujourd’hui produites pour l’essentiel à l’étranger. Prudent, David Saint-André table sur une production de 10 à 20 éoliennes de 2 à 3 mégawatts par an en 2017 – environ 5% du marché hexagonal – qui a vocation à augmenter par la suite.

Se diversifier dans un secteur de l’éolien terrestre déjà très concurrentiel et où s’affrontent des géants tels General Electric et Siemens comme des spécialistes renommés – Enercon, Vestas… - paraît bien audacieux. Poma reprend une activité déjà existante au sein de sa maison mère, le groupe HTI (700 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Poma s’appuiera sur la technologie et l’expérience d’une autre filiale, Leitwind, qui a été pionnière en développant dès 2003 une éolienne à entraînement direct et à aimants permanents. Une technologie issue des développements du groupe pour la motorisation de ses systèmes de télécabines. Leitwind compte plus de 300 éoliennes multimégawatts installées dans le monde, dont la moitié en Inde et presqu’autant en Italie.

Se différencier par sa flexibilité

Fort d’une gamme d’éoliennes de grande taille (rotor de 100 mètres de diamètre) affichant des puissances de 2 à 3 MW, le groupe veut accroître son activité en s’attaquant en priorité au marché français (le marché britannique suivra). Poma met en œuvre cette stratégie. Pour percer face aux grands acteurs, David Saint-André mise sur sa différenciation.

"Nous voulons jouer sur notre petite taille pour être flexibles et adapter nos produits aux projets des développeurs. Nous pourrons, par exemple, certifier des éoliennes avec des hauteurs de mât correspondant exactement aux autorisations administratives des projets", explique le responsable.

Poma capitalisera aussi sur son expérience des projets d’infrastructures pour proposer une offre de projets éoliens clés en main. Impossible cependant de faire l’impasse sur la compétitivité. "Nous proposerons des produits compétitifs car nous nous appuierons sur la supply chain du groupe et sur l’expérience de notre usine d’éoliennes indienne où le process de fabrication a été optimisé", avance David Saint-André.

Le développement dans l’éolien est une stratégie à long terme pour le groupe HTI, qui veut y progresser pas à pas. L’étape française est à suivre de près.

Manuel Moragues

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

10/10/2015 - 09h17 -

Pour quoi faire ?
Notre pays n'a absolument pas besoin d'éoliennes, ni pour produire davantage (on exporte notre électricité excédentaire) ni pour décarboner l'atmosphère (nucléaire et hydraulique n'émettent pas de CO2).
L'énergie produite par ces machines sera largement financée par des subventions, ce qui se traduira par une augmentation de la taxe CSPE qui majore déjà de 15% toutes nos factures EDF. Notre kWh TTC va bientôt rejoindre celui des allemands, 2 fois supérieur au nôtre.
Donc va s'appauvrir pour rien.
Pour rien ? Ah si, les fournisseurs d'éoliennes, étrangers ou français (à 50% max si on en croit l'article !)vont faire du business.
C'est le fruit d'une idéologie venue d'Allemagne (EELV) qui s'effondrera bientôt, mais dont les dégâts resteront longtemps dans notre économie et nos paysages.
Répondre au commentaire
Nom profil

23/05/2018 - 09h47 -

Bonjour, je ne réponds que très rarement à des commentaires sur le web mais là ... peut être votre commentaire est il un peu ancien, peut être n'êtes vous pas très au fait, je ne pense pas que vous soyez de mauvaise foi. L'énergie la moins chère c'est celle que l'on ne consomme pas (stratégie négawatt ). Puis viennent les énergies renouvelables. Les projets ont eu besoin de subventions pour démarrer mais 2017 et 2018 sont des tournants, les projets sortent sans subvention à des prix du MWh à faire pâlir les énergies de stock et ce sans aucune externalité prise en charge par le contribuable en ayant provisionné à la mise en service le futur démantèlement. Bien à vous
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle