[Pollution] Un premier jour dans le flou à Lyon pour l'arrivée des vignettes Crit’air

Après quatre jours de pollution aux particules fines dans l’agglomération lyonnaise, le préfet du Rhône a décidé d’actionner pour la première fois, lundi 23 janvier, le dispositif de circulation alternée couplé avec celui des certificats de la qualité de l’air (vignettes Crit’Air), qu’il a instauré par arrêté le 19 décembre dernier. Les véhicules ayant une plaque impaire pouvaient circuler ce lundi, mais aussi ceux ayant une plaque paire et possédant une vignette Crit’Air. Ce dispositif a été reconduit pour la journée de mardi pour les plaques paires.

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 [Pollution] Un premier jour dans le flou à Lyon pour l'arrivée des vignettes Crit’air
A Lyon, si les transports communs n'étaient pas gratuits ce lundi 23 janvier, les usagers pouvaient utiliser gratuitement des Vélo'v pendant 1 heure.

Lundi 23 janvier, Lyon se mettait à la circulation alternée et aux vignettes Crit’air. De fait, le trafic a baissé de 4% par rapport à un lundi classique et la congestion de 15%. "Modeste mais significatif", estime-t-on à la Métropole. L’effet sur la qualité de l’air, lui, n’était, en fin d’après-midi, pas encore connu. Sur les sept points de contrôle installés, à 14 h, 104 conducteurs avaient été contrôlés et, parmi eux, 29 verbalisés.

L’impression majeure de cette première journée du dispositif - reconduit mardi 24 janvier pour les véhicules ayant une plaque paire - est surtout celle d’un grand flou dans l’esprit des automobilistes. Ainsi Didier, cadre résidant à Lyon et travaillant dans une entreprise industrielle de Solaize, dans la Vallée de la chimie, reconnait avoir "découvert cette mesure ce matin-même, en écoutant la radio. Comme je n’avais pas anticipé et que ma voiture a une plaque paire, j’ai décidé d’annuler des réunions à Solaize et d’aller à pied sur un site lyonnais de mon entreprise", observe-t-il. Parmi ses collaborateurs, à qui il proposait de travailler à domicile, "deux ou trois ont enfreint la règle car ils avaient laissé leur ordinateur portable à Solaize". D’autres ont co-voituré.

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Piétonne, Anne-Sophie raconte que son mari circule avec une voiture d’entreprise dont la vignette Crit’air n’est pas encore arrivée. "Mardi, ayant une plaque impaire, il devra travailler à la maison". "Mais en fait, se demande-t-elle, à défaut de vignette, on peut montrer sa carte grise en cas de contrôle, non ?".

Non et c’est là le centre des incompréhensions. Car, contrairement à ce qui se passe à Grenoble et à Paris, le caractère obligatoire pour tous de ces vignettes n’a pas été décidé par les maires de Lyon et de Villeurbanne. Les véhicules ayant la "bonne plaque" n’ont pas à en justifier. De fait, au 20 janvier, seules 48 829 demandes émanant du Rhône étaient enregistrées sur le site d’achat des vignettes, soit à peine plus de 10% des véhicules immatriculés dans le département, contre 220 000 en Isère.

La Métropole de Lyon a pris des mesures d’accompagnement de la circulation alternée : la gratuité d’une heure des Vélo’V et des véhicules électriques en auto-partage BlueLy. Si ses services espèrent que ces pics de pollution auront un effet pédagogique pour des changements durables de comportement, son président, Gérard Collomb, également maire de Lyon, n’a pour autant pas "mis en place de gratuité des transports en commun" ces jours-là, regrette Christophe Gourgeon, président de la fédération UDI Métropole de Lyon.

Vincent Charbonnier

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