Politique économique de Manuel Valls, commerce extérieur, écotaxe, SFR… la revue de presse de l’industrie

Sylvain Arnulf

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Vos journaux se penchent sur les choix économiques du gouvernement Valls, alors que l’Insee publie de nouvelles prévisions. On revient également sur le bras de fer Fabius-Montebourg, la sortie de Ségolène Royal sur l’écotaxe et le possible épilogue du feuilleton SFR.

Quelles priorités pour la politique économique du gouvernement Valls ?

Plusieurs journaux se posent la même question en une : quels dossiers économiques  le nouveau Premier ministre va-t-il trouver sur son bureau ?  Le Figaro énumère des "chantiers à haut risque", tandis que Les Echos considèrent que l’urgence, c’est de "sauver la croissance".

 

 

Le quotidien économique s’appuie sur les dernières prévisions de l’Insee, qui table sur une croissance "modeste" jusqu’en juin. "La reprise est modeste car les moteurs de la croissance ne sont pas encore réellement allumés. Ce sont plutôt les forces négatives, nées de la crise, qui s’estompent", résule Apolline Menut, de Barclays, interrogée par Les Echos. "Dans l’Hexagone, l’activité devrait augmenter de seulement 1 % cette année. Cela ne fait pas les affaires du nouveau gouvernement, qui a besoin d’une reprise plus franche pour réduire le déficit", conclut le journal.

 

 

Le Figaro n’y va pas par quatre chemins : "la tâche qui attend Valls est herculéenne". Et pour filer la métaphore, le journal a identifié 12 travaux auxquels le Premier ministre va devoir s’atteler : "donner corps au pacte de responsabilité", "détailler les 50 milliards d’économies", "convaincre la majorité de se rallier à la rigueur", "inverser la courbe du chômage", "orchestrer la transition énergétique"…

Laurent Fabius remporte sa "guerre de tranchées" contre Arnaud Montebourg

C’est finalement le Quai d’Orsay qui récupère la tutelle du Commerce extérieur. Le résultat d’une intense bataille menée par Laurent Fabius, que nous raconte Libération. "En vieux briscard de la politique, Laurent Fabius, chantre de la diplomatie économique, avait manœuvré en amont pour détacher le commerce extérieur de Bercy et l’intégrer à son périmètre. Passant par ses propres contacts à Bercy pour parvenir à ses fins", explique le quotidien.

Mercredi, les deux camps ont revendiqué la prise de guerre par le biais de dépêches AFP. "Nouvelle salve du Quai d’Orsay: une source gouvernementale non identifiée annonce alors carrément la nomination de Fleur Pellerin à la tête d’un secrétariat d’Etat baroque: commerce extérieur, tourisme et affaires européennes. Les socialistes s’endorment en pensant que Fabius a emporté le morceau". Bercy n’arrivera jamais à refaire son retard dans ce match.

 

Retrouvez notre dossier "Gouvernement Valls : les défis industriels des ministres"

 

Ségolène Royal veut remettre à plat l’écotaxe… et le gaz de schiste ?

 

A peine arrivée au gouvernement, la nouvelle ministre de l’Ecologie fait déjà entendre sa voix. Ségolène Royal  veut remettre à plat le dossier de l’écotaxe poids-lourds, a-t-elle annoncé à Poitiers jeudi 3 avril. La ministre a également affirmé qu'il fallait "prendre le temps de l'écoute et l'expertise" au sujet du gaz de schiste, rapporte Le Monde.

Sur l’écotaxe, le quotidien du soir rappelle que l’élue socialiste a régulièrement changé d’avis sur la question : "cette taxe figurait dans son programme pour la présidentielle de 2007, sous le nom d' "écoredevance", Mme Royal déplorait ainsi le retard de sa mise en œuvre dans un communiqué de 2010, qui dénonçait les "pressions des lobbies de l'agriculture intensive".

Le journal Les Echos rappelle qu’ "une mission parlementaire examine actuellement les modalités juridiques du contrat, assez controversé, qui lie l’Etat au consortium Ecomouv’. Elle doit aussi proposer des scénarios d’aménagement du système. Une des rares pistes esquissées pour l’instant, mais vite effacée, consisterait à régionaliser l’écotaxe".

SFR : jour J pour Numericable ?

C’est ce 4 avril qu’expire la période de négociations exclusives entre Vivendi et Altice sur le rachat de Numericable.  Un conseil de surveillance de Vivendi se tiendra dans l’après-midi. L’affaire est-elle pliée ? Oui, croit savoir BFM Business. "Malgré les nouvelles offres de Bouygues cette semaine, Altice, la maison mère de Numéricable, devrait bien emporter l'affaire dès cette après-midi. Et ce, malgré les risques de batailles juridiques ensuite de la part de Bouygues et d'actionnaires minoritaires de Vivendi". Une chose est sûre, le feuilleton n’est pas fini : même si Altice est retenu, de multiples recours sont à prévoir.

Sylvain Arnulf

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