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PME-ETI

PME, il faut accepter de grandir !

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Publié le , mis à jour le 28/06/2012 À 21H52

Analyse

PME, il faut accepter de grandir ! © B.Levy

Les entreprises citées

Les PME sont un sanctuaire pour le gouvernement. Un sanctuaire qui "oblige" dix ministres à se rendre au salon Planète PME, qui se tient aujourd'hui à Paris. Un sanctuaire qui a poussé également l'exécutif socialiste à se doter d'une règle d'or en la matière, comme le révèle Fleur Pellerin dans un entretien accordé au journal Les Échos. "Nous mettrons en place un "test PME" qui consistera à évaluer, en amont, l'impact sur les PME de toute mesure nouvelle proposée par le gouvernement", a confié la ministre déléguée chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique.

Cette mesure, encore informelle, sera instituée officiellement a ministre déléguée chargée des PME, de l'innovation et de l'économie numérique a en effet levé le voile sur la règle d'or que se sont imposés les dirigeants socialistes : dans le cadre d'un plan PME que la ministre présentera à l'automne. Outre cette règle d'or, il devrait comporter un volet financement important ainsi qu'un "small business act" à la française.

Les petites entreprises sont donc LA priorité du gouvernement en matière économique et c'est tant mieux. Cette catégorie d'entreprises (les moins de 250 salariés) est en effet celle qui a créé le plus d'emploi en France ces dernières années. 600 000 en dix ans selon l'enquête menée par KPMG pour la CGPME quand, dans le même temps, les effectifs des grands groupes et ETI, eux, sont restés stables. Elles sont aussi une source réelle d'innovation puisque la moitié des dépôts de brevet leur sont imputables, toujours selon la même enquête.

Les PME auraient donc toutes les vertus ? Suffirait-il de s'appuyer sur elles pour garantir le succès d'une politique économique ? Évidemment non. Si elles représentent encore 95% des entreprises exportatrices françaises, elles ne sont plus que 88 000 à s'aventurer à l'international. Là où elles étaient 100 000 il y a dix ans. De la même manière, en matière d'investissement, elles ne tiennent pas leur rang : elles ne représentent que 23% des montants investis. Le solde étant le fait des ETI et des grands groupes.

En la matière, l'effet "taille" joue à plein. Les fonds propres des petites entreprises françaises sont souvent trop justes pour leur permettre de porter plus haut leurs ambitions. Pis, leurs dirigeants se complaisent souvent dans leur petite taille. Verrouillant le capital, ils refusent de grandir de peur de se diluer. Ce sont pourtant les petits ruisseaux de PME qui font les grandes rivières des ETI... Et les fleuves des grands groupes.

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