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L'Usine Campus

"Plus que sur les technologies, les ingénieurs devront se former sur les nouvelles manières de travailler"

Cécile Maillard , ,

Publié le

Entretien Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) organise jusqu'au 21 octobre les Journées nationales de l’ingénieur. Pour son nouveau président Marc Ventre, l’ingénieur doit s’interroger sur l’impact des technologies à venir sur la société.

Plus que sur les technologies, les ingénieurs devront se former sur les nouvelles manières de travailler
Marc Ventre, ancien dirigeant de Safran, a été élu président d'IESF en juillet dernier.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Dans le cadre des Journées nationales de l’ingénieur, qui se déroulent du 13 au 21 octobre, l’association professionnelle Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) organise jeudi 19 octobre un grand rassemblement à la Maison de l’Unesco, à Paris. Au programme, trois tables rondes : l’intelligence artificielle au service de la société, l’humain au cœur de la smart city, concevoir ensemble la société de demain. Marc Ventre, ancien dirigeant de Safran, élu président d’IESF en juillet dernier, explique comment il entend valoriser le métier d’ingénieur.

Quelles seront vos priorités, à la tête de cette association de près d’un million de membres, ingénieurs et scientifiques ?

Nous avons en perspective deux grandes transformations, énergétique et numérique. Heureusement, nous disposons de la matière grise des ingénieurs et scientifiques pour travailler sur ces deux révolutions. Mais il va falloir des ingénieurs maîtrisant des technologies spécifiques et capables de maîtriser des systèmes complexes.

Nous disposons d’un enseignement supérieur qui fournit des ingénieurs et scientifiques de grande qualité, dotés d’une capacité d’innovation supérieure à celle des scientifiques des autres pays du monde. Je l’ai plusieurs fois constaté dans ma carrière : il n’y a guère qu’en France qu’on trouve des ingénieurs dotés d’une telle capacité d’innovation. Cela vient de leur formation en maths et physique très poussée, contrairement aux Etats-Unis, où le système éducatif en sciences de l’ingénieur ne fait que le strict nécessaire, et à la Chine, où tout repose sur le bachotage.

Il ne faudrait pas que l’excellence de la formation à la française soit remise en cause par la mise en place de systèmes de gouvernance complexes. Les COMUE (communautés d’universités et d’établissements), dans lesquelles une gouvernance locale a été imposée, ne rencontrent pas un succès flagrant ! Voyez où en est Saclay, qui devait en être l’emblème. Il ne faut pas créer un dispositif qui absorbe toute l’énergie du système dans ses instances, en ouvrant une bataille entre universités et écoles d’ingénieurs…

IESF pousse à la constitution de communautés d’objectifs, qui permettraient à différentes structures de mettre ensemble des moyens, des programmes de recherche, une base de coopération, tout en permettant à chacune de conserver son identité. Dans ma carrière, j’ai monté des partenariats industriels un peu partout dans le monde. Ils fonctionnent quand leurs objectifs sont simples et communs.

Face aux transformations numériques et énergétiques que vous évoquez, comment les ingénieurs en poste peuvent-ils rester dans la course ?

Ils vont devoir suivre des formations sur les nouvelles manières de travailler. Plus que sur les nouvelles technologies, qui seront maîtrisées par les nouvelles générations. Les ingénieurs en place doivent se former à la gestion de systèmes complexes. Ca a toujours été leur rôle, mais les dimensions sont actuellement plus nombreuses, et les systèmes encore plus complexes. L’ingénieur doit rester en mouvement face aux deux chantiers qui sont devant nous.

Pourquoi avoir choisi pour thème du grand colloque organisé par IESF à la maison de l’Unesco jeudi 19 octobre, la place de l’homme dans la société ?

Le rôle de l’ingénieur n’est pas que scientifique, il est aussi sociétal. Il doit faire en sorte que les nouvelles technologies gardent une dimension humaine. L’ingénieur doit réfléchir à la place de l’homme dans une société d’innovations.

 

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