Electronique

Plus que Motorola, Google s'offre un portefeuille de brevets

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Mais qu'est-ce qui peut bien pousser Google à acheter Motorola Mobility, issu de la division mobile de Motorola, pour 12,5 milliards de dollars ? Derrière cette opération, un enjeu vital sur ce marché de la téléphonie mobile : celui de la propriété intellectuelle.

Plus que Motorola, Google s'offre un portefeuille de brevets © Mr Ush - Flickr - C.C.

Pas de vacances pour Google. Le meilleur ennemi d'Apple profite du plein été pour avaler Motorola Mobility et s'offre ainsi la toute récente entreprise issue des activités mobiles de Motorola.

Certes, le géant se retrouve ainsi fabricant de téléphones. Mais il y a bien longtemps que dans ce domaine Motorola a quitté les podiums. Google ne s'en cache pas : ce sont aussi et surtout les brevets de l'entreprise qui l'ont motivé.

Né le 4 janvier dernier de la scission de Motorola, Motorola Mobility regroupe ses activités de téléphonie mobile d'une part, et d'équipement vidéo et télévisuel (décodeurs) pour la maison d'autre part. Mais il est surtout l'héritier, comme le précise son nouveau propriétaire dans l'annonce de son offre d'achat, d'un pionnier de la téléphonie mobile depuis plus de 30 ans.

Si l'offre de Google est validée par les autorités américaines, l'entreprise de Moutain View, en Californie, se retrouvera à la tête de 17 500 brevets. De quoi améliorer son système  d'exploitation Android mais aussi le protéger des attaques de ses concurrents.

Il y a quelques semaines, Google avait d'ailleurs déjà tenté de mettre la main sur les 6 000 brevets d'un autre pionnier. Le canadien Nortel, en faillite, était en effet propriétaire d'une grande partie des inventions liées à la téléphonie et à la mobilité, depuis le filaire jusqu'à la 4e génération mobile.

Mais Google a vu le magot lui passer sous le nez à la dernière minute. Apple et Microsoft s'étant alors ligués avec EMC, Ericsson, RIM et Sony pour s'accaparer la propriété industrielle de Nortel.

Si l'on avait encore des doutes, ce mouvement est bel et bien la preuve que la propriété intellectuelle est au cœur de la bataille du marché du mobile. Google, qui se positionne en victime de pratiques anti-concurrentielles, obtient ici une forme de revanche.

Contre Apple, bien sur, qui a multiplié les attaques contre Google et très récemment les procès contre les adeptes d'Android, comme le géant coréen Samsung, HTC et… Motorola. Mais aussi contre Microsoft –partenaire du constructeur Nokia depuis février dernier- qui était aussi sur les rangs pour s'emparer de Motorola Mobility, si l'on en croit la presse américaine.

Même si l'on s'arrache les scoops sur les futures fonctions de l'iPhone 5, à la rentrée, la guerre du mobile sera davantage juridique que marketing ou technologique.

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