Plus de 90% de produits bio testés passent l'examen de 60 Millions de consommateurs

Dans son numéro d’Avril 2018, le magazine 60 Millions de consommateurs a testé 74 produits bio d'épicerie pour savoir s’ils méritaient leur appellation. Si les résultats sont "globalement bons", sept produits ont été épinglés pour leurs résidus de pesticides ou autres polluants. Le syndicat des entreprises Bio alimentaires (Synabio) n’a pas tardé à réagir.

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Plus de 90% de produits bio testés passent l'examen de 60 Millions de consommateurs
Pour son numéro d'avril, 60 Millions de consommateurs a testé 74 produits afin de savoir s'ils méritaient leur appellation

Les produits d’épicerie bio sont-ils au-dessus de tous soupçons ? Pour le vérifier le mensuel 60 Millions de consommateurs a testé, pour son numéro d'avril, 74 produits issus de sept familles – riz, café, chocolat, quinoa, sucre, huile d’olive et miel – qui ont la particularité d’être largement importés.

Le magazine a évalué la présence de pesticides (en testant jusqu’à 660 molécules) sur l’ensemble des références. La revue a également vérifié la présence de résidus spécifiques à la production de chaque famille de produits : les hydrocarbures aromatiques polycycliques (dans les huiles d’olive et les cafés), l’acrylamide (cafés), les mycotoxines (riz, quinoas, sucres et cafés), le cadmium (chocolats), les résidus vétérinaires (miels), les plastifiants et solvants (huiles d’olive) et l’arsenic total (riz).

Pour 60 Millions de consommateurs, "les résultats sont globalement bons". Toutefois, le magazine a épinglé sept produits. Quatre huiles d’olive (Bio Planète, L’olivier Heureux, Crudolio et Marque Repère Bio Village E.Leclerc), produites en Tunisie, présentent un résultat "insatisfaisant" sur les résidus de plastifiants. Sur ces produits, le magazine a détecté la présence de phtalates reconnus comme perturbateurs endocriniens.

Le niveau pesticides de deux riz basmati produits en Inde et au Pakistan affichent un indicateur "insatisfaisant" (Taureau ailé) voire "très insatisfaisant" (Monoprix Bio) sur la concentration en pesticides. Enfin le quinoa français Famille Rochefort, avec une concentration dix fois supérieure à la limite maximale autorisée, est estimé "très insuffisant" sur ce critère.

Plus généralement, "60 Millions de consommateurs déplore qu’aucune limite réglementaire n’existe pour les résidus de pesticides dans les produits bio et demande une meilleure transparence ainsi qu’un encadrement des niveaux de contaminants".

Les entreprises du bio mettent en cause l’agriculture traditionnelle

Le syndicat des entreprises Bio alimentaires (Synabio) n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué de presse daté du 23 mars, Synabio a défendu les résultats positifs qui "présentent des niveaux de pesticides nuls ou si faibles qu’ils ne remettent pas en cause la certification bio selon le magazine" pour 96% des 74 produits testés. Les résultats "confirment que les professionnels de la bio mettent tout en œuvre pour limiter les contaminations par les pesticides de synthèse dont l’usage est rigoureusement interdit dans le bio".

Sur les produits pointés par le magazine sur les résidus de pesticides, le syndicat indique que "des investigations doivent impérativement être conduites pour déterminer l’origine des contamination – pesticides ou autres – et y remédier".

Des pistes d'amélioration

Synabio rappelle que leurs produits bio présentant des niveaux de résidus "nettement inférieurs" à ceux observés dans l’agriculture conventionnelle. Pour le syndicat, c’est à ces filières "utilisatrices de ces substances qui contaminent l’eau, l’air et les sols d’assumer les risques qu’elles font peser sur les professionnels du bio".

Le syndicat demande enfin au ministère de l’Agriculture de flécher une partie des taxes collectées sur les pesticides vers "un fonds qui permettra de mieux protéger les filières biologiques". Celui-ci servirait en amont à contribuer au coût des mesures mises en œuvre par les producteurs bio pour se prémunir des contaminations. En aval, le fonds dédommagerait la perte d’un label bio suite à la détection de pesticides.

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