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Quotidien des Usines

Plombé par une lourde dette, l’aciériste Ascométal dépose le bilan

Sylvain Arnulf , ,

Publié le

L’aciériste Ascométal, qui emploie 2000 personnes sur six sites français, se trouve en cessation de paiement depuis mardi. L’entreprise pourrait être placée en redressement judiciaire ce jeudi si aucun accord n’est trouvé entre l'actionnaire, les créanciers et les banques.

Plombé par une lourde dette, l’aciériste Ascométal dépose le bilan © Heunisch - Wikipedia commons

Nouveau coup dur pour la métallurgie française. L’aciériste Ascométal, fabricant d'aciers longs spéciaux pour l’automobile, le pétrole, la mécanique, se trouve en cessation de paiement depuis le 4 mars. L’entreprise demandera le jeudi 6 mars sa mise en redressement judiciaire en cas d'échec des négociations avec ses créanciers, a indiqué à l'AFP la direction. "Compte tenu de la situation financière de l'entreprise et dans l'hypothèse où un accord n'interviendrait pas entre Apollo (le fonds d'investissement qui contrôle Ascométal) et les banques créancières, une procédure de redressement judiciaire devra être engagée jeudi devant le tribunal de commerce de Nanterre", a expliqué un porte-parole à l’AFP.

négociations en cours

Ascometal emploie 2 000 salariés sur six sites : Dunkerque (Nord), Hagondange (Moselle), Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Custines (Meurthe-et-Moselle) Le Marais (Loire) et Le Cheylas (Isère). Ce fleuron sidérurgique français, ancienne filiale d’Usinor, est plombé par une dette contractée il y a trois ans lors de son rachat par le fonds d’investissement américain Apollo. Ce dernier négocie avec ses créanciers, Morgan Stanley et Bank of America. Mais en l’absence d’accord, la survie du groupe est menacée. "Si d'ici jeudi matin, un compromis était trouvé, il n'y aurait plus besoin d'aller au redressement judiciaire", explique Cyril Brand, élu CFDT au CCE, à l’AFP. "La négociation devait aboutir mi-décembre, puis le 28 février. On est très inquiets sur la pérennité de l'ensemble des sites et des emplois, au moment même où l'activité reprend", confie le syndicaliste.

Le ministère du redressement productif s’active en coulisses pour trouver un repreneur, si possible français et industriel, afin d’injecter des fonds dans Ascometal et éviter un redressement judiciaire.

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