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PlasturgieMÉCAPLAST PARTANT POUR SAUVER NEYR PLASTIQUESL'équipementier monégasque a repris pour 1 euro Neyr Plastiques. Mais l'affaire, suivie de très près par les constructeurs, ne sera définitive qu'à l'issue de l'audit interne.

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Plasturgie

MÉCAPLAST PARTANT POUR SAUVER NEYR PLASTIQUES

L'équipementier monégasque a repris pour 1 euro Neyr Plastiques. Mais l'affaire, suivie de très près par les constructeurs, ne sera définitive qu'à l'issue de l'audit interne.



Neyr Plastiques semble avoir trouvé preneur. Après que plusieurs repreneurs potentiels ont décliné l'offre, Mécaplast s'est finalement décidé. Le groupe monégasque a racheté jeudi 11 avril, pour 1 euro symbolique, 100 % du capital de Neyr, détenu pour deux tiers par son créateur Jacques Guillot, contre l'abandon par les banques (Siparex, CIC...) de toutes leurs créances. Un gouffre qui dépasserait 40 millions d'euros ! En contrepartie, le groupe dirigé par Charles Manni s'est engagé à injecter 6 millions d'euros pour faire face aux prochaines échéances de Neyr. Prudent, le patron de Mécaplast a assorti l'opération d'une condition suspensive courant jusqu'au 30 juin, le temps de passer au crible les comptes du plasturgiste d'Izernore (Ain) et ses huit usines - dont quatre à l'étranger. Sa principale crainte ? Que Neyr, dont les difficultés ont commencé avec la perte, il y a un an et demi, d'un marché annuel de 75 millions d'euros pour Hewlett-Packard, ait multiplié les contrats à perte (voir " L'Usine Nouvelle " n° 2812). " Avant de se prononcer, Mécaplast va étudier les prix de revient et tenter de renégocier les prix de vente avec les constructeurs ", affirme un proche du dossier. En mettant pour une bouchée de pain la main sur Neyr, Mécaplast espère faire une bonne affaire. " Neyr avait un problème de gestion, mais la plupart de ses usines ont un fort potentiel industriel et ses implantations à l'étranger nous intéressent ", indique-t-on à Monaco. L'opération est d'autant plus intéressante que les activités des deux groupes ne se recouvrent quasiment pas : fonctions sous-capot moteur et pièces intérieures pour Mécaplast ; accessoires de carrosserie extérieure, principalement pour Neyr. " Elles sont d'autant plus complémentaires que Mécaplast s'est lancé dans la production de hayons arrière ", indique un concurrent.

Un ou deux sites de Neyr seront sans doute à fermer

L'affaire n'est cependant pas sans risques. Pour Mécaplast (340 millions d'euros de chiffre d'affaires), le danger est d'être déstabilisé par l'absorption d'un groupe presque aussi gros que lui (266,2 millions d'euros de chiffre d'affaires) et en grande difficulté. Un, voire deux sites de Neyr seront sans doute à fermer, le plus menacé étant l'ancien site Omegal de Strasbourg. Certes, Renault et Peugeot, qui sont les principaux clients de Neyr, accepteront certainement de revoir les conditions de certains contrats pour aider Mécaplast. En sauvant Neyr d'une faillite qui lui semblait promise, le groupe de Charles Manni leur retire en effet une belle épine du pied. " Ce sont d'ailleurs les constructeurs qui poussent Mécaplast à reprendre Neyr. L'ironie est qu'ils avaient en 1997 forcé la main de Neyr pour qu'il rachète l'alsacien Omegal, mal en point à l'époque. " Pour quel résultat ? ", s'interroge un plasturgiste. Mais, cette fois, il y a urgence. Une faillite de Neyr aurait plongé les constructeurs dans des difficultés d'approvisionnement. Sans compter les conséquences sur le tissu de sous-traitants qui travaillent pour lui dans la Plastic Valley d'Oyonnax. La chute qui semblait promise à Neyr aurait aussi considérablement alourdit le climat, alors que la liste des fournisseurs de l'automobile mal en point ne cesse de s'allonger dans les pièces en plastique (MGI Coutier, Erce,...) et métalliques, où le cas Valfond défraie la chronique depuis plusieurs mois. Renault et Peugeot ont d'ailleurs largement pris en main la destinée du groupe de forge et de fonderie et ils incitent les repreneurs à s'y intéresser. Neyr Plastiques et Valfond paient les mêmes pots cassés. Les politiques d'achat des constructeurs sont certainement efficaces. Trop ?



Neyr Plastiques emploie 2 300 personnes dans huit usines d'injection plastique

Izernore (Ain). Le site histotique du groupe travaille pour l'automobile, l'électrotechnique, l'électronique et les loisirs.

Strasbourg (Bas-Rhin) sert l'automobile, la téléphonie, l'électronique et les loisirs.

Libercourt (Pas-de-Calais) est spécialisé dans l'automobile.

Saint-Lupicin (Jura) fournit l'automobile et l'électrotechnique.

A l'étranger, Neyr dispose de quatre usines à Barcelone (Espagne), Pardubice (République tchèque), Peterlee (Grande-Bretagne) et Puebla (Mexique).

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