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Plans stratégiques d’entreprises, des mots pour habiller des maux  

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Analyse "Allegro", "Phœnix", "Back in the race"… Ces mots entraînants sont aussi les noms de plans stratégiques de grandes entreprises. Ils emballent joliment un paquet qui ne séduira pas forcément les salariés. Attention au décalage. 

Plans stratégiques d’entreprises, des mots pour habiller des maux © Flickr - sAeroZar - C.C.

Les entreprises citées

La créativité des directions d’entreprise pour habiller les plans stratégiques, de mutation, d’économies, de cession est sans limite. En général, plus ça va mal dans une entreprise, plus la mariée est rhabillée à grand coup de concepts censément fédérateurs. Mais en voulant mettre de jolis mots sur ce qui provoque parfois de grands maux chez les salariés, le risque de retour de manivelle est une éventualité à considérer.  Ainsi, le plan d’économies de Pernod Ricard dévoilée récemment par L’Usine Nouvelle qui inclut un PSE portant sur 165 postes s’appelle  "Allegro". Derrière ce rythme musical primesautier il s’agit de réduire des postes dans les fonctions supports.

Dans un autre style plus mythologique que musical, Sanofi travaille sur un plan "Phoenix" qui vise à céder 200 médicaments matures et au passage un certain nombre de sites qui les produisent. Et comme chacun sait qu’un Phoenix ne renaît que de ses cendres, il y a quelques angoisses pour ceux qui seront brûlés au passage. D’ailleurs cela n’a pas loupé, le jeudi 17 juillet, une semaine après les fuites sur ce plan, la CFE-CGC de la chimie envoyait un communiqué se demandant si "le phoenix renaîtrait de ses cendres ?" Et s’il ne risquait pas de "se transformer en oiseau de mauvaise augure, pour venir nous annoncer le démantèlement de l’outil industriel pharmaceutique français".

D’autres plans vont chercher leur référence dans leur propre secteur. Ainsi en est-il du plan de l’entreprise de technologie Alcatel-Lucent qui met en œuvre "Shift". Cette touche transforme très simplement un caractère par un autre. Elémentaire sur le clavier mais pas si évident lorsqu’il s’agit de transformer les activités d’une entreprise de 62 000 personnes.

Dans le registre automobile, Carlos Tavares, le "car guy" de PSA, a lancé l’offensive "Back in the race". C’est triomphant, un poil grisant. Au passage, il vient de créer une DRH France pour s’occuper spécifiquement des problématiques de ce pays alors que l’avenir du site de Rennes constitue un point d’interrogation. Dans le grand vent de la course, certains risquent d’y perdre des plumes. Chez Renault, le nom du plan de Carlos Ghosn, est plus sobre mais presque inspirant : "Drive the change". Derrière le plan, peu de changements sociétaux ou technologiques en débat mais la hausse à horizon 2017 du chiffre d’affaires à 50 milliards, et du taux de marge opérationnel à 5 %. Deux indicateurs plus prosaïques.

Anne-Sophie Bellaiche

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