Planetary Resources dévoile un objet imprimé en 3D à base de métaux de l’espace

La société américaine Planetary Resources, qui ambitionne d'exploiter les ressources minérales de l'espace, a dévoilé au Consumer electronic show (CES) de Las Vegas le tout premier objet imprimé en 3D à partir de poudres métalliques venues de l'espace. Un buzz qui lui permet de communiquer sur ses projets de production in situ à partir des matières premières qu'il espère tirer des astéroïdes.

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C’est un petit objet géométrique gris et rugueux, qui tient dans la main. Cette maquette miniature de vaisseau spatial n’aurait rien d’extraordinaire, si elle n’avait été imprimée en 3D à base de poudres métalliques venues de l’espace. Plus exactement, d’un astéroïde tombé en Argentine il y a quelques millions d’années.

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Stations-service de l'espace

"Imaginez si après chaque vol commercial, l’avion était jeté, faute de station-service à l’aéroport d’arrivée… C’est ce que nous faisons avec les fusées", et c’est une perte d’argent colossale, rappelle Chris Lewicki, PDG de Planetary Resources, dans un entretien accordé à Engadget au CES à Las Vegas. La société d’exploration américaine veut donc exploiter les ressources de l’espace pour créer, entre autres, ces stations-services pour fusées.

"Tout ce que nous avons sur cette planète, les matières premières, l’énergie, l’eau, l’air respirable manque dans l’espace. Si nous pouvions produire tout cela sur place, cela faciliterait la conquête de l’espace. Or je crois que l’humanité est une espèce multi-planètes", faite pour coloniser l’espace, affirme Chris Lewicki. Planetary Resources a pour ambition d’être parmi les précurseurs de la fabrication et du stockage dans l’espace des mélanges de gaz destinés à la consommation humaine ou à alimenter en énergie (notamment en hydrogène, carburant pour fusées) les engins qui parcourront ces contrées. Mais aussi des pièces métalliques nécessaires aux infrastructures ou à la maintenance.

Comment ? "En collectant ces métaux présents en abondance dans des dizaines de milliards d’astéroïdes, en les chauffant pour les faire fondre et les transformer en particules (poudres métalliques), puis en utilisant l’impression 3D", explique le PDG de Planetary Resources. D’autant plus qu’un même astéroïde contient à la fois les gaz utiles, comme l’hydrogène et l’oxygène, et les métaux nécessaires. A partir d’une même mine, "nous pouvons donc fabriquer le carburant et la cuve", revendique-t-il.

Produire en apesanteur

Selon Chris Lewicki, "l’ingénierie des pièces produites serait totalement différente, car quand les fusées sont fabriquées sur Terre, elles le sont uniquement pour résister aux quelques minutes très violentes du lancement. Un projet d’une vie, pour 9 minutes…" L’absence de gravité permet au contraire de s’affranchir des contraintes de volume, d’équilibre et de résistance, ouvrant des possibilités d’imprimer en 3D à l’infini.

Planetary Resources s’attache actuellement à identifier les ressources effectivement présentes dans l’espace, avant le lancement prochain d’une seconde mission d’observation. Car il s’agit non seulement de produire sur place, mais également de rapporter sur Terre les matières les plus précieuses, comme les platinoïdes.

Et si le métier de mineur de l’espace vous intéresse, sachez-le, Planetary Resources embauche !

Voir l’intégralité de l’entretien d’Engadget avec Chris Lewicki (en anglais).

Myrtille Delamarche

Myrtille Delamarche Rédactrice en chef web to print, chef de projet Indices & Cotations
Myrtille Delamarche

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