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Plan véhicules électriques : objectif 2 millions de voitures en 2020

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Le gouvernement investit dans la création d’une filière de production française et dans les infrastructures de recharge. Les détails du plan consacré aux véhicules électriques et hybrides rechargeables, dont Jean-Louis Borloo a donné le coup d’envoi officiel.

Plan véhicules électriques : objectif 2 millions de voitures en 2020 © AFP


Jean-Louis Borloo, Christian Estrosi et Chantal Jouanno ont lancé officiellement le plan national pour le développement des véhicules hybrides rechargeables et électriques, jeudi 1er octobre. Le gouvernement table sur un parc de 2 millions de véhicules hybrides rechargeables ou électriques en 2020, et 4,5 millions en 2025. Il s’attend à ce que ce développement génère 15 milliards d’euros en 2030, et permette de réduire de 3% en 2020 les émissions de CO2 en France, par rapport aux niveaux de 2007.

Deux nouveaux appels à projets pour stimuler la R&D

« Il est nécessaire de faire une large place à l’expérimentation pour acclimater les consommateurs au véhicule électrique », a déclaré le ministre de l’Ecologie. En pointe dans ce domaine, l’Ademe complètera début 2010 ses deux premiers appels à manifestation d’intérêt (AMI) dédiés aux véhicules décarbonés par un nouvel AMI portant sur les infrastructures de recharge.

Les projets combineront infrastructures, usages et territoires ciblés, et auront pour objectif de valider le fonctionnement de « l’écosystème » des véhicules rechargeables. Pour mener à bien ce nouvel AMI, le fonds démonstrateur de l’Ademe sera doté de 70 millions d’euros supplémentaires. La sélection des projets du deuxième AMI – 30 dossiers sont en cours d’examen – se fera à partir de décembre 2009. Enfin, l’Ademe lancera un appel à projets consacré aux « nouvelles solutions de mobilité », doté de 25 millions d’euros.

10 millions d’euros pour les batteries

La plateforme Steeve (Stockage d'énergie électrochimique pour véhicules électriques) de Grenoble/Chambéry, inaugurée par le ministre de l’Industrie la semaine dernière, fait également partie du dispositif global d’expérimentation voulu par le gouvernement. Consacrée au développement de prototypes de batteries, ses investissements (11 millions d’euros) seront financés en partie par l’Etat à hauteur de 7,5 millions d’euros.

Dans le cadre de la plateforme, Christian Estrosi affectera également 1,8 million d’euros au projet de l’Ineris (Institut National de l'environnement industriel et des risques) consacré aux batteries.

La fabrication des batteries reposera sur la future usine de Flins, créée par Renault en partenariat avec le CEA (mais les batteries ne seront pas réservées aux véhicules Renault). Le FSI participera à cet investissement (625 millions d’euros au total) à hauteur de 125 millions d’euros.


Au total, près de 10 millions d’euros seront donc consacrés à la structuration d’une filière de production de batteries en France. Ces mesures s’ajoutent aux 250 millions d’euros de prêts bonifiés pour l’industrialisation des véhicules décarbonés, débloqués dans le cadre du Pacte Automobile. En outre, la filière batteries repose sur les autres projets menés actuellement par des industriels, au premier rang desquels Bolloré, Saft et Dassault.

Pour soutenir le démarrage de la filière, le groupe de travail conduit par le président de La Poste Jean-Paul Bailly, chargé de lancer des appels d’offres groupés pour la commande de 50.000 véhicules électriques fin 2009, a mis la touche finale à son cahier des charges fonctionnel. Réalisé sur la base du « plus petit dénominateur commun », il portera sur des véhicules d’une autonomie de 150 km, roulant à 90 km/h, et ne devant pas coûter plus qu’un équivalent thermique, superbonus compris.

Ce superbonus de 5.000 euros, accordé pour l’achat d’un véhicule émettant moins de 60g de CO2par km, sera prolongé jusqu’en 2012. Après quoi le gouvernement considère que les économies d’échelles réalisées par les constructeurs sur la production en grande série devraient être suffisantes pour que le prix des véhicules hybrides rechargeables et électriques soit acceptable par le consommateur. Jean-Louis Borloo a d’ailleurs fait affirmer cet engagement à Patrick Pelata, directeur général délégué de Renault, à plusieurs reprises. Ambitieux.

30.450 véhicules seront achetés par des entreprises privées et publiques (ADP, EDF, La Poste, SPIE, Air France, Eiffage, Bouygues, Veolia, Areva, France Telecom, RATP, Vinci, Darty, GDF Suez, SNCF), 5.000 par l’Etat, et entre 11.150 et 14.600 par les collectivités territoriales.

L’objectif est de parvenir à 100.000 véhicules d’ici à 2015, en intégrant d’autres entreprises pour de plus petites flottes (loueurs, taxis, artisans…).

4 millions de bornes de recharge en 2020

Les constructeurs devront faire en sorte que leurs véhicules puissent se recharger sur une prise standard. Dès 2012, les constructions d’immeubles de bureaux et d’habitation avec parking devront obligatoirement intégrer des prises de recharge (amendement au Grenelle 2 voté le 28 septembre). Dans les copropriétés, un « droit à la prise » sera instauré pour les locataires. La création de prises dans les parkings de bureaux sera obligatoire dès 2015.

Concernant la standardisation des prises de recharge au niveau européen, les conclusions du groupe de travail franco-allemand sur le sujet seront présentées en décembre 2009.

Une nouvelle structure nationale d’appui méthodologique sera créée pour accompagner les collectivités locales dans le déploiement des infrastructures publiques sur leur territoire, et des assises nationales seront organisées fin 2009 sur ce thème.

Le gouvernement s’est fixé un objectif de 75.000 bornes en infrastructure partagée (voirie, espaces publics) d’ici à 2015. Pour l’atteindre, ERDF va créer une nouvelle filiale à 100% pour un investissement de 1,5 milliard d’euros, dont 900 à 950 millions seront amenés par l’Etat, sans doute par le biais du grand emprunt.

A terme, en 2020, Chantal Jouanno vise un taux d’équipement de 2 bornes par véhicule, soit 4 millions de bornes, en prenant comme hypothèse que 90% des recharges se feront à domicile ou au travail. Pour ces dernières, un système de recharge lente sera privilégié. Si la recharge s’effectue ainsi majoritairement la nuit, « l’automobile deviendra un moyen d’optimiser le parc de production » électrique français, a estimé Pierre Gadonneix, patron pour encore quelques semaines d’EDF. Selon lui, l’objectif du gouvernement en termes de parc électrique pourrait ainsi être réalisé sans quasiment créer de nouvelles capacités de production.
 

En savoir plus : La bataille mondiale des batteries (réservé aux abonnés), 01/10/2009

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3 commentaires

Nom profil

02/10/2009 - 14h52 -

Personne n'en a conscience, mais d'après les spécialistes, un véhicule électrique de série pourrait parcourir jusqu'à 1 million de km sans quasiment jamais passer par le garagiste (hormis pour les pneus/freins/changement des batteries 1 fois ou 2).

Je vous laisse imaginer les dégâts sociaux dans l'industrie de la petite mécanique automobile...

Le chômage a décidément de l'avenir...

http://www.nouvellegauche.fr/vaincre-chomage/
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Nom profil

02/10/2009 - 14h51 -

La voiture électrique ne créera pas d'emploi !

L'industrie du véhicule électrique risque fort de détruire plus d'emplois qu'elle n'en créera, par la révolution technologique qu'elle implique.
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Nom profil

01/10/2009 - 20h52 -

On croit réver
Je suis consultant et je viens de faire une étude sur le sujet
la france produisait 3.5 millions de véhicules en 2005 et a produit 2.5 millions en 2007. La croissance en Europe est faible.
Par contre elle est dans les High duty diesel;
4.5 millions de véhicules en france en 2020 c'est utopique et électriques c'est idiot. ce n'est pas bien de dire n'importe quoi
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