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L'Usine Auto

Plan Rebond 2015 : la nouvelle bouée de secours de PSA

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Après un premier plan d’économies d’un milliard d’euros, le constructeur automobile a détaillé mercredi 25 juillet un nouveau train de mesures. Montant visé : un milliard et demi d’euros.

Plan Rebond 2015 : la nouvelle bouée de secours de PSA © D.R. - PSA

Sommaire du dossier

Pour contrebalancer des résultats semestriels en berne, PSA a dévoilé mercredi 25 juillet un nouveau plan d’économies. Baptisé ‘Rebond 2015’, il doit restaurer la santé financière du constructeur, avec un retour à l’équilibre du free-cash flow annoncé pour fin 2014. "Il est impératif de revenir à une situation qui permettre à la division automobile de dégager positivement du cash" a insisté Philippe Varin.

Ce nouveau plan se divise en trois chapitres. Le premier porte sur la restructuration de l’outil industriel et R&D du groupe, soit les 8000 suppressions de postes annoncées il y a deux semaines, avec la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Philippe Varin a chiffré à 600 millions d’euros les économies enregistrées ici.

Ce premier volet ne sera cependant pas mis en place tout de suite. Les représentants du personnel au comité central d'entreprise ont demandé aujourd’hui la désignation d’un expert-comptable, ce qui suspend l’application du plan. "Le ministre Arnaud Montebourg nous avait invité à comparer les expertises, la nôtre et celle d’Emmanuel Sartorius" précise Gabriel Artero, président de la Fédération de la Métallurgie CFE-CGC. L’expert sera issu du cabinet Secafi et devrait commencer son travail le 27 août.

Alliance avec GM

Le second volet du plan sera plus simple à mettre en œuvre. PSA va réduire ses investissements, notamment dans les pays en forte croissance, le groupe espère économiser 550 millions d’euros.

"Il y avait une inertie naturelle ces dernières années. Certains projets comme la construction de l’usine de Kaluga, en Russie, avec Mitsubishi, étaient trop avancés pour être arrêtés, même en période de crise, explique Georges Dieng, analyste chez Natixis. Pour freiner les Capex, il faut attendre que les projets les plus structurants soient achevés".

Philippe Varin s’est lui voulu rassurant quant aux coupes annoncées dans les budgets R&D. "Nous n’allons pas réduire le nombre de projets, mais capitaliser dans l’Alliance avec General Motors pour réduire les coûts" a indiqué le président du directoire de PSA.

L’Alliance sera le troisième pilier du plan ‘Rebond 2015’. PSA espère économiser 350 millions d’euros, grâce à la coentreprise sur les achats et à la mise en place de plateformes modulaires, comme la BVH2’ qui doit arrivé prochainement sur le site de Rennes.

Plan au minimum

Chez Natixis, le plan n’apparaît cependant pas comme la panacée. "C’est le minimum et il n’est pas sûr que cela suffise, PSA devra peut-être aller plus loin, souligne Georges Dieng. Si après un premier plan d’un milliard d’euros en début d’année, le compte n’y est pas, c’est que PSA est loin d’être le malade imaginaire que certaines décrivent".

Le constructeur souffre de sa situation géographique. Très présent en Europe, où se situe la crise, le groupe ne peut pas encore bénéficier de compensations dans les pays en croissance. Il est encore en Chine, en Russie ou au Brésil en phase d’investissements.

PSA souffre également de la concurrence des autres constructeurs, en premier lieu les Coréens Hyundai-Kia et l’Allemand Volkswagen. "Alors que VW peut utiliser son cash brut, pour se financer à des taux bas et proposer des offres commerciales, PSA est un groupe en situation de dette, analyse Georges Dieng. Un prochain rendez-vous se dessine : quand les agences vont baisser la note du constructeur".

Le plan Rebond 2015 devrait être mis en place d’ici la fin de l’année. Sur son précédent plan d’économies, annoncé en janvier, PSA a annoncé avoir déjà réalisé 503 millions d’euros d’économie.

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