Piraeus discute du rachat de Geniki à la Société générale

ATHÈNES (Reuters) - Piraeus Bank discute du rachat à la Société générale de sa filiale grecque Geniki Bank, selon une source proche de Piraeus, un nouvel exemple du mouvement de consolidation qui touche un secteur bancaire grec durement éprouvé par la crise de la dette.

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Eprouvée par une récession féroce et l'accumulation des impayés, les banques grecques ont recours exclusivement à la banque centrale pour leurs besoins de refinancement, le marché interbancaire et le guichet de la Banque centrale européenne (BCE) leur restant fermés.

"Les discussions sont en cours", a dit la source à Reuters mercredi, se refusant à préciser à quel stade elles en étaient.

La source confirme ainsi des informations données auparavant par un journal grec, qui ajoutait que les discussions pourraient déboucher sur un accord dès cette semaine.

Piraeus a convenu le mois dernier de reprendre le portefeuille de créances et de valeurs mobilières d'ATEbank, ainsi que ses dépôts, récoltant ainsi la meilleure part de la banque, le reste devant être liquidé.

La Société générale n'a fait aucun commentaire.

Les banques françaises veulent réduire leur exposition à la Grèce, les perspectives de croissance du pays restant sombres et leurs filiales locales exigeant un financement continu. Les craintes de voir la Grèce sortir de l'euro contribuent également à ce mouvement.

Crédit agricole a dit mardi qu'il espérait choisir dans les semaines qui viennent un repreneur pour sa filiale Emporiki.

Geniki a été reprise par la Société Générale en 2004. La banque a perdu 66,3 millions d'euros au premier trimestre contre une perte de 98,6 millions d'euros sur la période comparable de 2011. Sa perte a été de 796 millions d'euros en 2011 et de 411 millions en 2010.

George Georgiopoulos, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

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