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Pilpa ne convainc pas les syndicats avec son nouveau PSE

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Le bras de fer se poursuit entre la direction du site de Carcassonne (Aude) du fabricant de crèmes glacées Pilpa et ses 114 salariés.

Pilpa ne convainc pas les syndicats avec son nouveau PSE © D.R

La société de production de crèmes glacées Pilpa a présenté un nouveau plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) au comité d’entreprise de l’usine de Carcassonne (Aude), ce jeudi 4 avril. Le PSE prévoit la cessation des activités sur le site ainsi que différentes solutions d’emploi pour les 114 salariés concernés. Selon la direction, la société a été "confrontée à une baisse brutale de la consommation de glaces en 2012 et à une forte contraction du marché des marques distributeurs depuis quatre ans".

Pilpa veut donc "concentrer sa production sur trois entités françaises, préserver plus de 600 emplois et fermer le site de Carcassonne". La société s’engage à trouver des solutions de reclassement aux 114 salariés concernés et propose 80 postes sur le territoire français.

Pour Rachid Ait Ouakli, délégué CGT, "ce plan est le même que celui présenté le 19 décembre dernier, mis à part le nombre de postes de reclassements à l’étranger qui passe de 18 à 24. A part ça, c’est un « copier-coller ». Nous l’avons soumis à notre cabinet d’expertise, car le Tribunal avait bien dit qu’il fallait un nouveau PSE, et je ne pense pas que ce soit le cas".

Un projet de SCOP

Le comité d’entreprise s’est déroulé dans un climat tendu. Les salariés reprochent à la direction d’être venue à Carcassonne pour "voler un savoir-faire et des licences, alors que l’usine pourrait être rentable".

Une nouvelle réunion entre les syndicats et la direction est prévue le 25 avril. D’ici là, la CGT essaie de mobiliser l’ensemble des collectivités concernées (Région Languedoc-Roussillon, Conseil général de l’Aude, Agglomération et ville de Carcassonne) afin qu’elles préemptent la vente de l’actif immobilier : "Pilpa brade cet immobilier en le mettant en vente 2 millions d’euros alors qu’il en vaut trois, poursuit Rachid Ait Ouakli. Si les collectivités rachètent le site, cela nous laisse le temps de monter notre projet de reprise de l’activité sous forme de SCOP avec une quarantaine de salariés".

Fin mars, une autre entreprise de Carcassonne, la Comelec (spécialisée dans les réseaux et télécommunication), semblait intéressée par le rachat du site. Le Préfet avait alors dit que le projet de cette société n’était pas incompatible avec un projet de Scop portés par les salariés de Pilpa.

Anne Devailly

 

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