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Pilote d'un numérique inclusif

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Fablabs, living labs, espaces de coworking, pépinières… La Région s’est engagée dans une lutte contre l’« illectronisme ».

Pilote d'un numérique inclusif
Le Fablab des Fabriques organise des ateliers ludiques et pédagogiques.

« Si l’imprimante 3D reste l’outil fétiche du fablab, on observe depuis peu une certaine curiosité pour la robotique », raconte Christophe Boutet, le président du cluster BFC Numérique. Un robotlab serait d’ailleurs dans les projets de la ville de Nevers (Nièvre). En attendant, le mouvement fablab en Bourgogne-Franche-Comté continue et évolue. Depuis 2012 et l’implantation du premier fablab dans le village de Biarne (Jura), une trentaine d’autres ont essaimé sur le territoire bourguignon et franc-comtois. Des fablabs grand public, principalement en milieu rural, mais aussi, depuis quelque temps, à destination des professionnels, comme Nicéphore Labs, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). « L’avantage d’un fablab pour un professionnel est qu’il peut y prototyper plus facilement et plus rapidement avec un matériel mis à disposition à moindre coût », explique Silvère Denis, le délégué général de BFC Numérique.

Un mouvement suivi de près par la Région. « La Bourgogne-Franche-Comté place la maîtrise des usages numériques par tous les citoyens au premier rang de ses priorités », assure Patrick Molinoz, son vice-président chargé, notamment, de l’innovation et du développement numérique des territoires. D’après l’élu, l’alphabétisation du XXIe siècle est numérique et beaucoup souffrent d’« illectronisme ». La stratégie nationale pour un numérique inclusif, présentée le 13 septembre, lors des rencontres Numérique en commun[s], à Nantes, par le secrétaire d’État chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, place la Bourgogne-Franche-Comté comme l’un des territoires pilotes ayant répondu à l’appel à projets. « Depuis le début de l’année, nous travaillons à la mise en réseau des quelque 85 tiers-lieux présents sur le territoire », confie ­Bruno-Louis Séguin, chargé de la mission Transition numérique au sein du conseil régional. Un projet qui passe par la cartographie de ces tiers-lieux et l’élaboration d’une charte « ayant pour objectif d’affirmer la neutralité de ce réseau et de définir les valeurs partagées ainsi que les engagements de ses membres » et d’une nouvelle stratégie d’orientation d’aménagement numérique.

Made in Iki, un atelier intergénérationnel

Situé à Commenailles, une commune de près de 900 habitants dans le Jura, le fablab est une structure associative créée en 2016. « Nous avons très rapidement attiré un public intergénérationnel, l’idée étant de partager des connaissances et des compétences sur différents sujets », souligne Jean-Philippe Clerc, le fabmanager. Équipé de quatre imprimantes 3D et d’une machine de découpe laser, en plus des équipements numériques standards, ce fablab rural propose à ses adhérents d’apprendre en s’amusant, tout en montant leurs projets. « Avec ce côté ludique, nous espérons donner aux jeunes le goût du numérique, mais aussi des compétences et un certain intérêt pour les métiers de demain », précise le fabmanager. L’atelier Made in Iki s’attache à développer un modèle économique stable pour pouvoir recruter une personne ou, le cas échéant, partager un salarié avec d’autres fablabs du département.

Fablab des Fabriques, lieu pédagogique

Le Grand Besançon a décidé en mars 2017 de détacher deux de ses agents pour créer le fablab des Fabriques. « Situé à côté de l’Access code school, à Besançon (Doubs), il intègre le projet Planoise pôle d’excellence numérique », explique Olivier Testault, le fabmanager. Le fablab, dont la vocation est pédagogique, travaille essentiellement avec un public lié au monde de l’éducation. Avec ses deux équivalents temps-plein, « il est conçu comme un espace public dans lequel on apprend aux citoyens les usages du numérique ». Ouvert du mardi au samedi, il propose des ateliers pour découvrir, apprendre à concevoir et à utiliser les machines, mais aussi des ateliers ludiques et des accompagnements personnalisés. Avec ses imprimantes 3D, ses brodeuses et fraiseuses numériques, ses machines de découpe laser et vinyle, ce fablab urbain s’intéresse aussi au monde artistique et espère développer des projets avec des artistes locaux.

Nicéphore Labs, au service des professionnels

Membre du réseau thématique French tech IoT et manufacturing, le pôle d’ingénierie numérique image et son Nicéphore Cité a développé son propre atelier de création numérique, Nicéphore Labs, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). « L’objectif de Nicéphore Cité est d’accompagner les entreprises dans leur transition numérique. Avec Nicéphore Labs, nous les aidons dans leurs projets de R & D », affirme Jean-Claude Da Silva, le responsable du fablab. Si ce service est aussi ouvert aux particuliers, il privilégie les professionnels. Une personne est dédiée à ce public pour apporter ses conseils et proposer ses compétences techniques. Équipé de matériel numérique, d’une fraiseuse 3D, de cinq imprimantes 3D, d’une machine de découpe laser et d’une imprimante résine, le fablab propose aussi des prestations en sous-traitance pour les entreprises intéressées. « D’ici à 2021, Nicéphore Cité va s’agrandir pour accueillir l’École nationale supérieure d’arts et métiers (Ensam). L’occasion pour nous de nous intéresser à l’intelligence artificielle et à la réalité virtuelle », se réjouit Jean-Claude Da Silva.

Kelle Fabrik, smart city et robotisation

Fondée en 2012 par Laurence Berthoud-Lafarge, l’association dijonnaise Kelle Fabrik s’est développée au sein de la maison des associations. Occupant une surface de 150 mètres carrés, le fablab est géré par un salarié et compte 175 adhérents, dont 10 % d’entreprises et 10 % d’associations. « Dès le début, nous avons intéressé des TPE, des PME et des start-up de l’agglomération dijonnaise. Nous avons même de grands groupes qui viennent réaliser des ateliers sur l’intelligence collective », explique Élise Bosset, une administratrice du fablab. Alors que la ville de Dijon (Côte-d’Or) et Dijon Métropole développent un projet de smart city, Kelle Fabrik y voit déjà une opportunité d’organiser des ateliers pour sensibiliser les Dijonnais sur l’utilité des données et l’usage de ces dernières. Le fablab s’intéresse aussi de près à la robotisation, notamment avec l’implantation d’un pôle d’excellence en robotique au sein de la métropole. 

 

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