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PME-ETI

Pierre Moscovici se veut rassurant à Planète PME

Solène Davesne ,

Publié le

Le ministre de l’économie Pierre Moscovici était un des invités attendus de Planète PME organisé ce jeudi 28 juin 2012, au Palais des congrès, à Paris. Il a été un peu chahuté par une CGPME remontée contre les hausses de charge.

Pierre Moscovici se veut rassurant à Planète PME © Reuters

C’est le salon où il faut être  lorsque l’on est ministre. Fleur Pèlerin, la nouvelle ministre du commerce extérieur Nicole Bricq, Pierre Moscovici, mais aussi Vincent Peillon ou Arnaud Montebourg. Pas moins de huit membres du gouvernement ont fait le déplacement à Planète PME, dont le premier ministre Jean-Marc Ayrault. Pour le gouvernement, cette présence en masse a surtout un but : donner des gages aux PME et rassurer. Histoire de dissiper la méfiance de la CGPME, organisatrice du salon...

Dans un discours assez applaudi, le président de la CGPME Jean-François Roubaud s’est fait vindicatif. "Il est de mon devoir de vous alerter sur notre incapacité à supporter des prélèvements supplémentaires par le biais d’augmentation de la fiscalité ou d’accroissement du poids des charges", a-t-il assuré devant le ministre de l’économie et des finances Pierre Moscovici. Son letimotiv : "Lorsque la coupe est pleine, nos entreprises disparaissent. Cela fait moins de bruit que les "Conti" mais tout autant de mal à l’économie".  

La CGPME s’inquiète de la hausse des cotisations retraites et de l’augmentation du SMIC de 2 % consenti par le gouvernement. Elle se montre sceptique sur la hausse de la taxe sur les dividendes des entreprises "qui n’aura aucun effet positif" ou la hausse du forfait social, qui pourrait être porté à 20 %, qui "serait un bien mauvais signal". "Le pire serait des augmentations successives sans cohérence apparente si ce n’est celle de trouver l’argent pour boucler les fins de mois", s’inquiète encore Jean-François Roubaud.

Face aux chefs d’entreprises, le ministre de l’économie Pierre Moscovici s’est donc employé à séduire. "Je veux dissiper un malentendu. Vous savez que nous sommes attachés à l’entreprise. Nous voulons une politique déterminée pour le tissu productif. Notre objectif, c’est de doper la compétitivité des entreprises", assure Pierre Moscovici, pour son examen de passage devant les PME. "Je suis ministre de l’économie pas de l’économie dirigée pour ceux qui s’inquiètent", s’amuse mi-figue mi-raisin le ministre de l’économie.

Redresser la compétitivité des PME pour le ministre passe d’abord par la mise en place de la banque publique d’investissement, pour plus efficace et plus simple le système de financement public aux entreprises. Au-delà, la réforme du crédit impôt recherche, qui doit être mieux orienté vers les PME et la mise en place de taux différents de l’IS selon que les bénéfices sont ou non réinvestis dans les fonds propre, devrait être mise en place lors de la loi de finances 2013, discutée à l’automne.

"Il faudra prendre des mesures pour rééquilibrer le niveau d’impôt sur les sociétés entre les grands groupes et PME et mettre un terme aux montages qui  permettent aux grands groupes d’échapper à l’impôt", a aussi détaillé Pierre Moscovici. Suffisant pour convaincre les PME ? "Nous attendons beaucoup de vous", a prévenu Jean-François Roubaud.

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