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Pierre Mongin lâche la RATP pour GDF Suez

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Avec le patron de la RATP, Pierre Mongin, comme neuvième directeur général adjoint de GDF Suez, le groupe est désormais en ordre de marche pour mener sa réorganisation opérationnelle, voulue par le PDG Gérard Mestrallet et orchestrée par la nouvelle directrice générale déléguée Isabelle Kocher.

Pierre Mongin lâche la RATP pour GDF Suez © Alain Bachellier - Flickr - CC

La directrice générale déléguée de GDF Suez, numéro 2 du groupe et future PDG, n'a pas attendu lontemps pour remplir la mission qui lui a été confiée : la réorganisation opérationnelle du premier énergéticien mondial. Avec l'aval de François Hollande, elle vient de débaucher Pierre Mongin, le PDG de la RATP, pourtant reconduit à son poste en juillet dernier pour cinq ans. A partir du 1er mai, il occupera la fonction de directeur général adjoint et, à partir du 1er juillet, celle de secrétaire général.

Marqué à droite, l’ancien préfet a été le chef de cabinet du Premier Ministre Edouard Balladur (1993-1995), puis le directeur de cabinet du Premier Ministre Dominique de Villepin (2005-2006), dont il est un ancien camarade à l'ENA (promotion Voltaire).

Pierre Mongin rejoint les rangs des neuf directeurs généraux adjoints chargés de mettre en place la nouvelle stratégie de la société, à savoir "devenir le leader de la transition énergétique en Europe et l'énergéticien de référence dans les pays à croissance rapide", comme le rappelle régulièrement le PDG Gérard Mestrallet. Dans un communiqué, ce dernier juge que "le parcours de Pierre Mongin, qui a piloté avec succès la réorganisation en profondeur de la RATP au cours des neuf dernières années, apportera une contribution précieuse à la transformation du groupe".

Une RATP en ordre de marche

Force est de constater que le patron de la RATP laisse une copie propre derrière lui. D'une part, le résultat net a grimpé ces dernières années pour atteindre 298 millions d'euros en 2014. D'autre part, la filiale Ratp Dev a permis au groupe de se développer en dehors de l'Ile-de-France. Près d'un milliard sur les 5,2 milliards d'euros du chiffre d'affaires (+ 3,4%) de la régie des transports parisiens est réalisé en dehors de la région historique du groupe. Pierre Mongin a su lier des relations fortes avec son principal donneur d'ordres, le STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France). Il a réussi à internationaliser le groupe et à le remettre sur de bons rails.

L’endettement est même en légère baisse à 5 milliards d’euros. Il s’est également impliqué dans le futur avec le Grand Paris et la transformation du parc de bus à l’horizon 2025 (80% électrique et 20% biogaz). Des chantiers certes lancés mais qui ne seront pas simples à mener pour son successeur. Premier écueil, le prolongement de la ligne 14, qui, quelques mois après les premiers coups de pioche, est déjà retardé de deux ans. Quant aux bus électriques, les dix ans prévus ne seront pas de trop, alors que les solutions répondant aux contraintes d’autonomie et de capacité n’existent pas réellement aujourd’hui. 

Ludovic Dupin et Olivier Cognasse

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