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Pierre Gattaz, "Monsieur moins 100 milliards"

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Dans son discours d’investiture, le nouveau président du Medef a chiffré le montant des prélèvements qui pèsent sur les entreprises à supprimer. Il a aussi détaillé ses trois grands chantiers.

Pierre Gattaz, Monsieur moins 100 milliards

La thématique des charges n’est pas nouvelle au Medef. Mais avec Pierre Gattaz, elle s’affiche plus offensive et plus concrète. Dans son discours d’investiture après son élection avec 95 % des voix à la tête du Medef, ce mercredi 3 juillet, il a longuement insisté sur l’urgence de délivrer les entreprises de leur "asphyxie de charges". Et il a fait les comptes : pour restaurer les taux de marges déficients des entreprises françaises, il faut retirer 50 milliards de charges sociales et 50 milliards de charges fiscales sur 5 ans. Cela fait 20 milliards par an et "donc pas plus de 2 % d’un budget de 1 200 milliards."

les fonctionnaires en mode usine

La solution : les transferts des charges sociales sur la TVA et la CSG et pour le reste la mise en œuvre d’un plan d’efficacité de la sphère publique. "2 % c’est ce que nous, entreprises, savons réaliser sans drame lorsque le contexte économique nous impose des réformes." Pierre Gattaz propose de mettre les fonctionnaires en mode usine : "lean management, excellence opérationnelle, management participatif". Il a expliqué à un auditoire conquis : "Poser la question aux gens qui voient les gaspillages : aux infirmières dans les hôpitaux, aux employés de bureau dans les administrations, aux agents territoriaux dans les collectivités … Ils en savent beaucoup, ils savent où trouver les économies et souhaiteraient pouvoir proposer des solutions."

Redonner du baume aux cœurs des patrons

Pierre Gattaz a aussi voulu redonner du baume aux cœurs des patrons. "Nous sommes 800 000 chefs d’entreprises, avec la CGPME, l’UPA, plus de 3 millions, avec nos salariés, nous parlons de 20 millions de français."  Sa grande salve d’applaudissements a été déclenchée par une adresse à l’auditoire : "mesdames et messieurs, vous êtes des héros."

Sur le dialogue social, le nouveau président s’est raccroché à son antienne : négocier au plus près du terrain et a reconnu une responsabilité des chefs d’entreprises sur le développement de l’employabilité de leurs salariés. En regard d’une politique plus pro-entreprise, le nouveau président promet un chômage à 7 % en 2020.

Pour structurer son action, Pierre Gattaz a séquencé trois grands chantiers. Des états généraux de l’entreprise menés sous la houlette de Jean-François Pilliard et Geoffroy Roux de Bézieux. Ils détailleront des propositions concrètes et opérationnelles au gouvernement mais s’adresseront aussi aux partenaires sociaux. La méthode avait déjà été mis en œuvre en son temps par son père Yvon Gattaz (ex-président du CNPF, l’ancêtre du Medef). Il tiendra aussi des Assises territoriales du Medef lancées  à l’occasion de l’université d’été et un grand projet France 2020 qui devrait déboucher d’ici un an pour "inventer le futur de la France". Car Pierre Gattaz est un optimiste. Son dernier message était adressé au Président de la République "Faites confiance aux entreprises et aux entrepreneurs. Et la France se redressera et gagnera."

Anne-Sophie Bellaiche

Les 10 personnalités qualifiés qui entrent au conseil exécutif du MEDEF

- Maxime Aiach, PDG de Domia Groupe, président de la fédération du service au particulier
- Marie-Claire Capobianco, membre du Comex de BNP Paribas
- Anne-Marie Couderc, administratice de Plastic Omnium et Veolia Transdev
- Thibault Lanxade, PDG d’Aqoba
- Jean-Pierre Letartre, PDG d’Ernst & Young France
- Christian Nibourel, Président d’Accenture France Bénélux, président du GPS
- Jean-François Pilliard, délégué général de l’UIMM
- Florence Poivey, présidente d’Union Plastic, présidente de la fédération de la plasturgie
- Claude Tendil, PDG de Generali, Vice-président de la fédération française des assurances
- Jean-Claude Volot, président de Dedienne Aérospace

 

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