Quotidien des Usines

Photonis veut supprimer 70 postes à Brive-la-Gaillarde

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La direction de Photonis, leader mondial de la photo-détection, a annoncé la suppression de 70 emplois sur son site de Brive-la-Gaillarde (Corrèze).

Photonis veut supprimer 70 postes à Brive-la-Gaillarde
Photonis fournit l’Armée française, mais également le BWB en Allemagne ainsi que plusieurs pays membres de l’Otan.
© Photonis

Lors du dernier comité d'entreprise extraordinaire qui s'est déroulé à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), les représentants du personnel de Photonis ont été informés de la suppression de soixante-dix postes. La direction a annoncé un plan de départs volontaires qui va concerner cinquante salariés sur un effectif de 496 personnes en CDI ainsi que le non renouvellement de vingt postes d'intérimaires.

Des ruptures conventionnelles vont être proposées aux salariés, tandis que l'accord sur les 35 heures pour annualiser le temps de travail devrait également être remis en cause. Depuis deux ans, Photonis rencontre des fluctuations d'activité. La direction de Photonis a motivé sa décision en évoquant la nouvelle stratégie du groupe : "En raison du contexte du marché, nous devons modifier notre modèle industriel. Nous allons recentrer notre activité sur notre cœur de métier à haute valeur ajoutée."

Spécialisé dans la fabrication de tubes intensificateurs de lumière pour des jumelles de vision nocturne, Photonis a réalisé 174 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015, dont 80 % à l’international, et 95 % sur ce marché qui trouve des applications dans le domaine de la défense. Le groupe fournit l’Armée française (plus de 35 000 tubes déjà livrés), mais également le BWB en Allemagne (l'office fédéral des techniques de l'armement et de l'approvisionnement) ainsi que plusieurs pays membres de l’Otan.

Implantée à Brive-la-Gaillarde depuis 1937, cette ancienne filiale de Philips indépendante depuis 1998, compte aujourd'hui près d'un millier de salariés dont 600 en France, son siège social étant basé à Mérignac (Gironde). L'entreprise, premier employeur privé de la Corrèze, avait connu un plan social en 2007 qui avait entraîné 121 licenciements.

Un comité d'entreprise extraordinaire est prévu le 5 avril pour préciser les modalités de départ.

Corinne Mérigaud

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