Economie

Philippines, Colombie, Indonésie... ces dix émergents prometteurs sur lesquels il faut miser 

Solène Davesne , , , ,

Publié le

L’assureur-crédit Coface a identifié dix pays émergents à fort potentiel, qui vont profiter d’une croissance élevée dans les années à venir.

Philippines, Colombie, Indonésie... ces dix émergents prometteurs sur lesquels il faut miser © PSD Graphics

A quoi reconnaît-on un pays émergent prometteur ? C’est la question qui taraude en ce moment les économistes mais aussi les industriels, depuis que la croissance des grands émergents montre des signes de faiblesses. Dans ce domaine, les concepts ne manquent pas : il y a déjà les "Next 11" une liste de pays élaborée par Jim O’Neill, l’économiste de Goldman Sachs déjà inventeur des BRICS, ou les CIVETS (Colombie, Indonésie, Vietnam, Egypte, Afrique du sud et Turquie).

Environnement juridique

C’est au tour de la Coface de se prêter à l’exercice. L’assureur-crédit a identifié deux groupes de pays dont la croissance au cours des prochaines années devrait être solide. Le premier groupe, le plus prometteur, regroupe la Colombie, l’Indonésie, le Pérou, les Philippines et le Sri Lanka. Pour les entreprises, ce sont surtout des pays où faire des affaires est le plus simple, avec un environnement juridique guère plus risqué qu’en Chine ou au Brésil.

Les cinq autre pays identifiés par l’assureur-crédit (le Kenya, la Zambie, la Tanzanie, le Bangladesh et l’Ethiopie) présentent à l’inverse un environnement d’affaire difficile. "Ces pays vont mettre plus de temps à profiter de leurs potentiels", estime Julien Marcilly, le responsable risque pays de Coface.

Capacité d’investissement

Pour identifier ces dix futurs émergents, les économistes de Coface ont procédé par élimination. Premier critère, ces pays doivent avoir une croissance soutenue, supérieure à 4 % par an et dont le rythme s’accélère. La Coface a aussi exclu les économies trop dépendantes des exportations de matières premières, comme le Nigeria ou l’Angola. L’assureur-crédit n’a pas non plus retenu les pays dont l’économie s’était effondrée lors de la crise de 2009.  21 pays dans le monde valident ces conditions.

Dernier grand critère : "un pays qui n’a pas de capacité d’investissement ne peut pas profiter de son potentiel de croissance", analyse Julien Marcilly. Exit donc les pays dont le taux d’épargne est trop faible, comme le Ghana ou le Liban, mais aussi ceux où le taux d’endettement du secteur privé est trop développé et risque d’entraîner des bulles de crédit. Au final ne restent donc que dix pays.

Solène Davesne

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