Philippe Varin se montre prudent sur les prévisions de fin d’année

Crise financière oblige, en 2011 Philippe Varin compte plus sur la réduction des coûts que sur les performances de PSA pour maintenir le plan d’économies de 3,7 milliards d’euros en trois ans que le groupe s’est fixé.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Philippe Varin se montre prudent sur les prévisions de fin d’année

"Il ne s’agit pas d’être pessimiste mais il faut rergarder la réalité en face, la crise financière nous incite à être plus prudents". Le constat de Philippe Varin, PDG de PSA, est sans appel. Selon lui, le contexte européen n’est pas idéal et même si "les carnets de commandes restent pleins", il faut se préparer à un ralentissement du marché.

Résultat : PSA Peugeot Citroën va beaucoup plus compter sur les réductions de coût que sur la performance pour maintenir son objectif de 3,7 milliards d’euros d’économies à l’horizon 2013. Initialement, la compression de coût devait compter pour 55 % dans ce plan, contre 45 % pour la performance.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Le groupe a monté fin juillet une cinquantaine d’équipes de travail pour plancher sur la question. Première cible : les effectifs. Selon Philippe Varin, les 10 % d’intérimaires que compte l’entreprise devrait constituer une bonne variable d’ajustement. Suivra ensuite un accord de mobilité qui devrait permettre au groupe de retirer des effectifs de secteurs où ils sont en surnombre pour les envoyer là où se trouve la demande. Le tout grâvce à un observatoire des métiers qui permet d’identifier les demandes.

Les sous-traitants devraient aussi être touchés puisque PSA envisage, sans autre précision, de rapatrier certaines tâches externalisées. A cela s’ajoutent des accords de flexibilité avec plus ou moins d’heures travaillées et une activité partielle de longue durée.

Enfin, pour ce qui est des usines d’Aulnay et de Sevelnord, Philippe Varin reconnait qu’il y a réflexion sur la question mais n’envisage pas de fermeture immédiate. "La fuite nous a obligé à en parler avant le moment choisi", a –t-il admis.

A l’horizon 2015, PSA voudrait voir 50 % de ses ventes réalisées en dehors de l’Europe. Et ce grâce à cinq usines en construction dans les pays émergents dont la toute dernière en Inde dans l’état du Gujarat. Mais Philippe Varin le rappelle : "le développement à l’international est financé par le cash flow généré en Europe…".

De notre envoyée spéciale à Francfort, Sarah Belouezzane

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS