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L'Usine Auto

Philippe Varin, président du directoire de PSA - Bons débuts, à confirmer

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Philippe Varin, président du directoire de PSA - Bons débuts, à confirmer © Michael Moore

Désormais, on se tutoiera dans les instances dirigeantes de PSA. Une petite révolution dans le groupe automobile aux manières si compassées, initiée dès son arrivée par Philippe Varin. Ce géant de 1,95 m, adepte de l'ouverture aussi bien au rugby (l'une des ses passions) que dans son style de management, est un mélange d'élégante décontraction et de rigueur. Mais il ne faut pas se fier à son flegme so british. Cet X-Mines, père de quatre enfants, aime trancher dans le vif.

C'est cette qualité qui a sans doute plu aux actionnaires du groupe anglo-néerlandais Corus. Le dirigeant part à Londres en 2003 pour redresser ce conglomérat sidérurgique en difficulté, y parvient au prix d'une sévère restructuration, et le marie à Tata Steel en mars 2007. En prenant la succession du bouillant Christian Streiff au printemps dernier, Philippe Varin n'entre pas dans une entreprise mal en point, loin s'en faut. Les fondamentaux restent bons même si le groupe a été déstabilisé par la crise de l'automne 2008. Dès son arrivée, il démarre sur les chapeaux de roue : il accélère la sortie de la voiture électrique, Ion, réalisée avec une plate-forme Mitsubishi et qui sera commercialisée en octobre 2010, il pousse les feux sur l'hybride-diesel. Il lance un plan d'amélioration de la productivité visant notamment à accroître le taux d'utilisation des capacités à 105 % d'ici à 2012.

Et à l'international, Philippe Varin sort plusieurs modèles adaptés aux marchés émergents, principalement à la Chine. Enfin, cerise sur le gâteau, il y a la confirmation d'une négociation entre PSA et Mitsubishi en vue d'une prise de participation du français de 30 à 50 % dans le capital du constructeur japonais. Mais beaucoup d'interrogations subsistent pour 2010 : le patron de PSA doit trouver un partenaire pour les batteries pour lancer enfin une voiture électrique 100 % PSA. Et la reconquête du marché chinois ne sera pas une partie de plaisir. Car le constructeur français s'est largement fait distancer par les marques allemandes, Audi et BMW en tête.

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