Philippe Varin, Made in France, nucléaire, bitcoin… la revue de presse de l’industrie

Sylvain Arnulf

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L’actualité de ce 28 novembre est dominée par la décision de Philippe Varin de renoncer à sa retraite chapeau. On évoque aussi le regard de Sud Ouest sur le Made in France, une étude sur le nucléaire, les déboires de H&M et la flambée du bitoin.

Le volte-face de Phillipe Varin : réactions et coulisses

Nombreuses réactions après la marche arrière de Philippe Varin. Les quotidiens s’en donnent à cœur joie avec des jeux de mots à la pelle : Le Républicain Lorrain titre "Philippe Varin forcé de manger son chapeau", La Nouvelle République "Philippe Varin mange son chapeau". 20 minutes ironise sur la "prime à la casse" Varin. Pour Le Parisien, le PDG de PSA est l’ "Homme qui ne vaut plus 21 millions ".

Les éditorialistes de la presse quotidienne saluent une décision "sage" et "honorable". "En renonçant à sa retraite chapeau, Philippe Varin a pris une sage décision. Elle s'imposait moralement même si rien ne l'imposait légalement", écrit Jacques Camus, dans la Montagne.  "Car comment faire accepter aux salariés une telle prime à l'échec ?" Pour Jean-Francis Pécresse, dans Les Echos, "c'est une décision honorable. Le patron de PSA a vite pris ses responsabilités. Chapeau bas". "Les grands patrons ont l'art de se mettre dans des situations impossibles", déplore Nicolas Beytout, dans L'Opinion. "Dans toute sa brutalité, l'affaire des 21 millions d'euros de retraite-chapeau est indéfendable", tranche-t-il.

Le Figaro révèle les coulisses de cette décision. "Tout s'est joué mercredi un peu après 16 heures au siège du Medef avenue Bosquet dans le VIIe arrondissement de Paris. Selon une source bien informée, Philippe Varin, président du directoire de PSA, a accepté de rencontrer en toute discrétion les deux Pierre, Gattaz, le nouveau patron du Medef et Pringuet, celui de l'Afep", raconte le quotidien. "Il s'enferme avec Pierre Gattaz et Pierre Pringuet dans une salle du Medef. Moins d'une heure plus tard, le patron de Peugeot-Citroën s'engouffre dans sa voiture, direction avenue de la Grande-Armée, siège de PSA. Sa décision est prise: il abandonne sa retraite-chapeau. C'est un soulagement général chez les patrons".

Les limites du "Made in France"

Sud Ouest consacre sa une aux "limites du Made in France". "Un beau slogan qui ne résiste pas souvent à la réalité d’un monde complexe dans lequel la production à l’étranger est aussi source de richesses, écrit Bruno Béziat. Le quotidien explore quatre enjeux liés au Made in France.

Le nucléaire recule dans le monde

La Croix évoque une étude de Global electrification, indiquant que le nucléaire a perdu des parts de marché. "La part de l’atome dans la production mondiale d’électricité a chuté de 17 à 12 % en moins de dix ans. Le drame de Fukushima n’a fait qu’accentuer la tendance, explique le quotidien, ajoutant que "les auteurs ne sont pas réputés pour être hostiles à l’atome civil, ce qui renforce la crédibilité de leur thèse". À elles seules, les fermetures des centrales japonaises et de plusieurs centrales allemandes (la dernière doit fermer en 2022), après la décision du gouvernement d’Angela Merkel de tourner le dos à l’atome, représentent 10 % de la production nucléaire mondiale, souligne l’étude, qui juge à l’avenir  "peu vraisemblable une augmentation de la part du nucléaire". Le journal souligne qu’aux Etats-Unis, l'atome subit la concurrence du gaz de schiste.

H&M stoppe sa production en angora

Des chaînes de prêt-à-porter suédoises, dont H&M, ont annoncé, mercredi 27 novembre, qu'elles arrêtaient la production d'articles contenant de la fourrure angora, à cause des mauvais traitements infligés à des lapins en Chine. Cette décision a été prise une semaine après la publication par l'association de défense des animaux PETA d'une vidéo montrant des lapins écorchés vivants, qui agonisent en gémissant, indique FranceTVinfo.

Où s’arrêtera la flambée du bitcoin ?

La monnaie virtuelle bitcoin a passé le 26 novembre la barre des 1000 dollars. "La valeur de cette monnaie virtuelle a quintuplé en un mois", rappelle La Tribune. Mais prudence. "La monnaie électronique prisée des férus d'internet a le vent en poupe, mais elle est hautement volatile. Il y a un mois, le 28 octobre, elle valait 205 dollars. Début 2010, le bitcoin ne valait encore que quelques cents".

Sylvain Arnulf

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