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Philippe Van de Maele, président de l’ADEME

Solène Davesne

Publié le

Le pilote « vert » du grand emprunt.

Philippe Van de Maele, président de l’ADEME
Philippe van de Maele, Président de l'Ademe

Pour lui, c’est un changement d’échelle considérable. Depuis mi 2010, le président de l’Ademe dispose, grâce au grand emprunt, de 2,85 milliards d’euros pour soutenir les projets industriels dans les énergies renouvelables ou le véhicule du futur. Rien à voir avec le budget de 400 millions d’euros sur quatre ans dont était doté le fonds démonstrateur de l’agence auparavant. « C’est le jour et la nuit », s’amuse l’ancien directeur adjoint de cabinet de Jean-Louis Borloo lors de la négociation du Grenelle de l’environnement. A 49 ans, Philippe Van de Maele va pouvoir soutenir l’industrialisation des mesures issus du Grenelle. En 2010, six projets – cinq autour des énergies marines et un sur les smart grid - ont déjà retenus. Mais la grande majorité des appels à projets doivent être lancés en 2011 : véhicule électrique, amélioration des moteurs thermiques, ferroviaire, filière de recyclage, captage de CO2, démonstrateurs dans la chimie verte... Au total 63 technologies de rupture ont été identifiées par l’Ademe. L’année devrait être chargée...


Pour dénicher les meilleurs projets industriels, Cet X-Ponts a mis ses troupes en ordre de bataille. Une quarantaine d’experts techniques ont ainsi été recrutés pour renforcer l’équipe d’une soixantaine de personnes affectés au suivi du grand emprunt. Une direction des investissements d’avenir a aussi été créée au sein de la direction de la stratégie de l’Ademe, pour piloter le montage financier des projets. Pour Philippe Van de Maele et ses équipes, une des difficultés sera aussi d’apprendre à travailler main dans la main avec l’équipe de René Ricol, qui surveille depuis Matignon la bonne utilisation des deniers publics. Le commissaire général à l’investissement a déjà commencé à changer les habitudes de l’Ademe. L’agence ne pourra plus, par exemple, se contenter de distribuer des subventions mais va devoir privilégier les avances remboursables ou les prises de participations au capital de PME innovantes, sur lesquels l’Etat espère un retour sur investissement. « Nous étions très orientés R&D amont. Maintenant, nous nous tournons moins vers la recherche et plus vers les aspects d’industrialisations », souligne aussi Philippe Van de Maele. Une petite révolution.


Son défi : financer les projets industriels les plus innovants pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement

 

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